
Outre un triste déficit de grands films (dont Cannes, après une année exceptionnelle, est peut-être moins le responsable que le symptôme, la monumentale chambre d’écho pailletée), l’édition 2012 enregistre la décrue nette d’un certain mondialisme de la fiction. Cette année, le Festival accueille peu de films qui, en écho à une tendance pourtant hyperactuelle, apparaîtraient portés par un désir d’enjamber les continents ou d’embrasser l’époque et le monde dans leur réalité planétarisée. Pour un Kiarostami parti en goguette au Japon, on ne compte en revanche plus les films marquants, réussis ou non, qui, à rebours de cette tendance, semblent s’organiser dans la forme du repli, récits en chambre (médicalisée chez Haneke, hôtelière pour Weerasethakul), en couvent (Mungiu), en tente Quechua (Hong Sang-soo), entre deux portes ...
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