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Recent Articles
Search ArticlesLe chemsex est un symptôme de nos sexualités cassées
Si l’un de vos amis a plus de 20 centimètres entre les cuisses, il y a de fortes chances que vous en ayez entendu parler. Mais combien vous ont raconté être éjaculateurs précoces? Combien bandent mou, ne parviennent pas à se faire pénétrer, ont une libido raplapla? La communauté gay a parfois du mal à parler de ses difficultés sexuelles. Dans le chemsex en particulier, sous le brouhaha des produits et des overdoses, les mots essentiels manquent: désir, panne, plaisir, honte.
Memory Palace, un ovni de la littérature lesbienne
Bientôt la planète Terre sera inhabitable. La mer prendra tout. Ses continents seront rayés de la carte. Une partie de l’humanité a déjà pris la fuite ailleurs, dans l’espace. Sur Terre, il ne reste que de rares êtres humains, épars dans les forêts et les montagnes.
Ce que la pole dance raconte des masculinités
Longtemps, j’ai cru que le sport n’était pas fait pour moi. Comme beaucoup de garçons gays, j’ai grandi avec l’idée que les vestiaires, la compétition et la performance physique appartiennent à un monde viril dont j’étais exclu. Jusqu’à ce que je découvre la pole dance, à travers le fameux clip « Cellophane » de FKA twigs, où l’artiste britannique fait d’une barre verticale un espace de transformation. Après un cours collectif, j’ai préféré m’acheter une barre à fixer chez moi.
Le queer gaze pour subvertir les préjugés transphobes
Kris (Hannah Einbinder), une jeune cinéaste queer de films de genre indépendants, était obsédée par Camp Miasma, une franchise d’horreur se déroulant dans un camp de vacances du Nord-Ouest américain. Celle-ci avait été interrompue après des suites ratées et des controverses en raison de ses représentations de personnages jugées transphobes. Mais Kris, s’entêtant à vouloir ressusciter la saga, est engagée par Hollywood pour en récupérer le contrôle.
Les lesbien·nes savent-iels mieux rester ami·es avec leurs ex?
Dans une grande maison frontalière dans le Jura français, iels sont sept lesbien·nes à vivre ensemble. Au départ, le centre de gravité du foyer était un couple. Lorsqu’iels se sont séparées d’un commun accord, aucune n’a voulu quitter la maison, ni renoncer à l’autre. La relation romantique était terminée, mais pas l’amour. Encore moins la famille qu’iels avaient construite autour d’elleux. Alors iels ont continué à partager les repas, les factures et les matins dans la cuisine.
Les livres peuvent-ils rallumer le soleil?
Quand j’ai proposé de reprendre ma plume pour 360°, j’avais envie d’y développer un ton léger, familier, quelque chose qui puisse parler au plus grand nombre, même aux personnes qui s’en foutent un peu de la littérature, que ça ne touche pas, voire qui en ont peur. Mon idée: être informel, vous appâter avec des histoires de tournesols pour finalement aborder tout autre chose.
L’hypervigilance partout, tout le temps: dissection d’un corps pédé
Si le gaydar est une légende urbaine, il existe pourtant, dans certains corps, un mécanisme de détection ultra-performant: l’hypervigilance. Un radar. Un scanner. Une alarme intérieure. Un truc capable de lire une pièce en quelques secondes. D’identifier les visages fermés, les rires trop appuyés, les silences qui changent de température. Les regards qui glissent. Les poignées de main trop molles. Les tapes sur l’épaule qui hésitent entre camaraderie et domination. Ce n’est pas un don.
Agressions sexuelles: briser le silence queer
Les violences sexuelles sont nombreuses. Trop nombreuses. En nombre absolu, elles sont majoritairement vécues par des femmes cisgenres et commises par des hommes cisgenres. Elles restent aussi très largement sous-signalées.
Quand le pyjama Hello Kitty transforme le «mignon» en fantasme gay
« Et comme ça, vous me trouvez mignon ? » Sur une photo, un jeune homme torse nu, doigt mordillé pour accentuer le « kawaï », cet imaginaire « mignon » issu du Japon. L’image a été prise en contreplongée, pour bien montrer le pyjama Hello Kitty rose, qui dessine les formes du jeune homme. Ce descriptif peut, à quelques détails près, être transposés sur des centaines de posts sur TikTok, X ou Instagram, chez des hommes gays.
L’algorithme sait-il qu’on est queer avant nous?
Tout est parti d’un article de Quispe López publié début juillet dans le magazine queer américain Them. Son titre posait une question aussi accrocheuse qu’inquiétante: et si la première entité à comprendre que nous sommes queer n’était ni un·e·x ami·e·x, ni un parent, ni même nous-même, mais notre algorithme TikTok? L’article s’appuie sur une étude menée auprès de vingt personnes LGBTIQ+ vivant dans deux villes australiennes.