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| Language | French |
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Search ArticlesFraternité, frères ? Petit additif à l’histoire française de la fraternité
« Je vous salue, patrie vietnamienne, patrie khmère, patrie laotienne, je vous salue frères et sœurs du Maroc, de la Tunisie, frères et sœurs d’Algérie… » Louis Aragon Discours au Congrès des peuples pour la paix, Vienne, décembre 1952 « Nous sommes tous des frères Gens de tous les pays » (Boris Vian, « Le Désereur », 1954, variante) En 2023, Alexandre de Vitry publiait aux éditions Gallimard une somme très érudite et passionnante dans certains de ses développements, Le droit de choisir ses...
Amandine Agić : « J’avais envie d’ajouter ma voix à celles de la petite internationale littéraire des diasporas yougoslaves et bosniennes » (D'un pays qui n'existe plus)
Amandine Agić (c) Marie Docher/L'Agency Avec D'un pays qui n'existe plus, Amandine Agić signe un des plus bouleversants premiers romans de cette rentrée littéraire. Paru aux éditions de l'Olivier, ce fort récit autobiographique dévoile l'histoire d'une jeune fille qui, issue de la seconde génération d'immigrés, née en France, raconte son expérience diffractée de la guerre en Ex-Yougoslavie dont dont père est issu.
Cracker l'époque : Marc Lazar
il y a 10 minutes 1 min de lecture Que dit de notre démocratie le populisme qu’elle ne cesse de produire ? Le mot est partout : on le colle à Trump, à Mélenchon, à Le Pen, aux Gilets jaunes, sans jamais prendre le temps de le définir. Devenu une invective, il désigne pourtant une réalité bien concrète. D’où vient-il ? Que révèle-t-il de la manière dont on parle, en démocratie, au nom du peuple ? Dans cet épisode de Cracker l’époque, nous recevons Marc Lazar autour de son livre Pour l’amour du peuple.
Šeila Pohara : « Mon pays, la Yougoslavie, avait disparu, mais il nous restait nos histoires : il fallait les arracher à l’oubli » (Les Serments trahis)
il y a 10 minutes 13 min de lecture Šeila Pohara (c) Francesca Mantovani/Gallimard Avec Les Serments trahis, Šeila Pohara signe un premier fulgurant qui fait entendre une voix aussi rare qu'émouvante. Magistral roman autobiographique, Les Serments trahis raconte l'histoire d'une enfance heureuse dans la Sarajevo des années 80 avant que la Yougoslavie n'implose et ne laisse plus qu'un sillage de morts dont la famille de Šeila Pohara va connaître l'horreur continue.
La jeune création contemporaine à la recherche d’autres formes pour (se) raconter. Polyphonie du je(u)
Le récit de vie(s) s’est installé depuis quelques temps sur la scène théâtrale contemporaine, et la programmation de cette saison 2026-2027 s’inscrit dans cette lignée. Mais des variations, légères ou marquées, sont déjà perceptibles.
Lilia Hassaine : « Une histoire d’hier. Une histoire d’aujourd’hui. » (Je)
Lila Hassaine (c) Cyril Dion/Gallimard Ce nouveau roman de Lilia Hallaine est un exemple magistral de ce que peut apporter une lecture actualisante d’un classique. Cette réécriture de La Prisonnière des sargasses (1966) de Jean Rhys, transfictionnalité de Jane Eyre, apporte, en effet, un éclairage contemporain sur le mécanisme de l’emprise masculine et le contexte colonial, tout en élaborant une intrigue romanesque réussie. « Chacune m’a regardée depuis son époque.
Elaine Mokhtefi (1928- 2026) : Un parcours d’exception
On apprend avec une immense tristesse le décès d’Elaine Mokhtefi à l’hôpital Mount Sinaî de New York, le 11 septembre 2026. Celle qui s’apprêtait à retourner en Algérie le 10 octobre ne pourra y aller, celle qui chérissait ces retours n’est plus là. On a beau se dire que mourir à 98 ans est dans l’ordre des choses, on ne peut accepter une disparition qui prive d’une vie exceptionnelle et d’une mémoire invisibilisée.
Adèle Haenel : Prendre place, ouvrir l'espace, donner de la voix (Viser juste)
Elle prend place dans le fauteuil du présentateur télé. Elle s'assied, et plonge son regard bleu dans le cadran de la caméra. Elle nous regarde. Elle prend une grande inspiration, une deuxième, puis se lance dans la lecture du texte qu'elle a confié à la personne qui s'occupe du prompteur, juste avant l'émission. « Tu as pris une décision, cette fois-ci tu vas parler.
Emmanuelle Lambert : « Ma conscientisation féministe est venue progressivement à partir de souffrances de femmes que j’aimais » (La Meilleure)
Emmanuelle Lambert (c) Stock Si beau et si sensible : tels sont les mots qui viennent à l'esprit après avoir refermé le nouveau récit d'Emmanuelle Lambert, La Meilleure qui, en cette rentrée, paraît à La Maindonne. A partir d'archives photographiques personnelles, l'autrice sonde avec empathie et pudeur le lien affectif encore actif qui la lie à Maïra, sa meilleure amie.
Un modeste hommage, un portrait infini de Mireille Calle-Gruber
Mireille Calle-Gruber (c) Droits réservés C’est Bernard Alazet qui m’a conduite jusqu’à Mireille. J’étais à la moitié de mon doctorat en littérature au Brésil, sur le point de partir à Paris avec une bourse afin de poursuivre mes recherches sur l’œuvre de Marguerite Duras. C’était une période sombre pour notre pays, avec un gouvernement de droite, réactionnaire, violent et hostile à la science, à l’enseignement, aux arts et aux universités.