ZEP Zone d’Expression Prioritaire
Online/Digital
La Zone d’Expression Prioritaire est un dispositif media innovant d’accompagnement des jeunes de 14 à 28 ans à l’expression par des journalistes professionnels.
Des jeunes + des journalistes pros : La force de la ZEP est d’associer des journalistes avec des jeunes issus de tous les territoires, notamment des quartiers populaires, pour qu’ils se racontent, qu’ils partagent leurs expériences sur des sujets dont ils sont acteurs ou témoins, qu’ils partagent leurs regards sur la société et qu’ils renforcent leurs pratiques médiatiques et leur esprit critique.
Un dispositif original d’éducation aux médias : Formidable levier pour aider à la prise de parole et de confiance des jeunes, notamment les plus fragiles, la ZEP se déploie deux actions distinctes : des ateliers d’expression pour accompagner les jeunes qui souhaitent témoigner et se raconter, et des ateliers de créations de médias pour aider les jeunes sur les techniques et les contenus éditoriaux.
Un dispositif agile, des partenariats multiples : Fondée en 2015, la ZEP compte aujourd'hui plus de 80 partenaires : établissements scolaires (collèges et lycées), universités, missions locales, écoles de la deuxième chance, associations de l’éducation populaire... La ZEP est aussi partenaire de plusieurs médias nationaux : Libération, Ouest France, Le Monde, le HuffPost, Konbini, Phosphore, Dong ! et PositivR. Source
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| Scope | Local |
|---|---|
| Language | French |
| Country | France |
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Search ArticlesL’école de la seconde confiance
Pendant toute ma scolarité, j’étais très timide. Je ne parlais pas. Je ne voulais pas me faire remarquer. C’était impossible de répondre aux questions des profs, ou même d’interagir avec les autres élèves. Mes pensées allaient très vite dans ma tête, mais je n’arrivais pas à faire de choix. J’avais peur du regard des autres. En rentrant chez moi, j’étais fatigué, épuisé par le stress.
Les courses : opération contrebande
Le jour des courses, c’est un jour spécial mais imprévisible. Ma mère décide toujours d’aller au supermarché sur un coup de tête. Quand elle voit qu’il n’y a plus rien pour cuisiner elle lance « l’alerte générale » – c’est son expression ! Si tu rates le jour des courses, c’est simple, tu vas passer tes pires semaines culinairement parlant : t’auras pas tes gâteaux préférés, pas ta glace phare. Rien. J’ai raté plusieurs fois ce jour et j’ai vraiment regretté.
Jamais tranquille !
Je suis Espagnole et Marocaine. Je suis née en Espagne et je suis venue en France à l’âge de huit ans. Quand j’habitais encore en Espagne, on me surnommait la fille de la « mora ». « Mora », c’est un mot utilisé par les racistes pour viser un arabe, un peu comme le n-word en France. Il suffisait juste d’une embrouille pour me faire comprendre que j’étais pas à ma place, ou pas assez européenne pour eux.
Un pain c’est tout
Avoir un rapport équilibré à la nourriture n’est pas une mince affaire. Comment se frayer un chemin entre le culte du corps sur les réseaux, les remarques des proches sur son poids, les injonctions au manger sain, les alléchantes vidéos sur l’ouverture d’un fast-food et le plaisir d’un bon pain au chocolat ? La route vers l’équilibre est une ligne de crête où l’on peut chuter vers les régimes foireux et le contrôle ou vers la tentation du gras et le lâcher prise.
Le sel de la cantine
Avoir un rapport équilibré à la nourriture n’est pas une mince affaire. Comment se frayer un chemin entre le culte du corps sur les réseaux, les remarques des proches sur son poids, les injonctions au manger sain, les alléchantes vidéos sur l’ouverture d’un fast-food et le plaisir d’un bon pain au chocolat ? La route vers l’équilibre est une ligne de crête où l’on peut chuter vers les régimes foireux et le contrôle ou vers la tentation du gras et le lâcher prise.
Jamais sans mon Coca
Dans ma famille, on a la maladie de la boisson. À chaque fin de repas, il doit toujours y avoir une boisson gazeuse avec nous. L’eau, c’est le second choix. Un jour, on a voulu essayer le Coca Original. Et puis on s’est mis à en boire constamment, on ne s’arrêtait plus. Je me sentais obligée d’en prendre tous les jours : le matin, l’après-midi et le soir, à n’importe quelle heure, avant et après manger. Ça fait maintenant deux ou trois ans qu’on en boit, au point où c’en est devenu une drogue.
Partir pour réussir
Je suis un jeune habitant de Futuna. Sur mon île, les possibilités d’études sont limitées. À Futuna, il n’y a pas de lycée. Alors à 15 ans, j’ai dû partir à Wallis pour continuer mes études à l’internat. Après le bac, j’ai décidé de quitter Wallis pour faire mes études à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Ce n’était pas une décision facile, car cela voulait dire laisser ma famille, mes amis et ma culture derrière moi pendant un certain temps. Quand je suis arrivé, tout était différent.
J’ai fait la paix avec le contrôle parental
La première fois que j’ai eu mon téléphone entre les mains, c’était en décembre 2022. Ce jour-là, le soleil brillait et mon sourire aussi. J’ai très vite reçu la carte SIM, je l’ai rentrée dans mon téléphone et j’ai ajouté le numéro de toutes les personnes que je connaissais. Mais au bout de quelques semaines, le contrôle parental a été installé. Un peu comme une bombe ! Depuis ce jour, mon téléphone s’éteint à 20h et redémarre à 7h35. Au début, j’avais l’impression d’être constamment surveillée.
Un algorithme bien huilé
J’aime bien manger dans des fast-foods. Mais j’avoue, je ressens parfois du dégoût envers moi-même après en avoir mangé. J’ai l’impression d’être sale de l’intérieur. Je me dis que je mange vraiment trop mal et que je gaspille trop d’argent pour de la nourriture pas bonne pour la santé. Le problème, c’est que je n’arrive pas à m’arrêter.
Kanak et fière de l’être
Un pied dedans, un pied dehors, c’est un peu mon histoire. Je suis kanak. Pourtant, cette identité, je l’ai souvent interrogée au cours de ma vie. Mes deux parents sont originaire des îles et sont tous les deux kanak. Ma mère est originaire de Maré et d’Ouvéa, mon père vient de Lifou et du nord de Koné. Ce qui fait de moi une « fille des îles ».