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Articles by Kim Thúy
RU: Příběh vietnamské utečenky
O knize RU: Příběh vietnamské utečenky V útrobách naší lodi snoubil se ráj s peklem. Ráj, to byl příslib obratu, lepší budoucnosti, nového života.
À la recherche de l'humain perdu: une chronique signée Kim Thúy
Opinions Pour accéder facilement aux nouvelles qui comptent dans vos recherches Google. Ajoutez le Journal sur Google PARTAGE PARTAGE J’accompagne le départ d’une femme forte, qui reste forte jusqu’au dernier mille. Elle est aux soins palliatifs depuis quatre jours. Sans eau ni nourriture, seulement de l’hydromorphone injectée à toutes les quatre heures. Et pourtant, le cœur continue de battre. Le corps résiste. J’entends chacune de ses respirations, et celles qui viennent des chambres voisines.
Phường Nam Cường kiểm tra thực địa, đánh giá cấp độ nguy hiểm tại các điểm có nguy cơ sạt lở cao
Giá vàng ngày 8/8/2026 giảm 500.000 đồng/lượng ở SJC, xuống 142,2 triệu đồng/lượng, trong khi vàng thế giới bật lên 4.342 USD/ounce sau dữ liệu việc làm Mỹ yếu. Kinh tế 07/08/2026 23:03 Tăng trưởng tín dụng trên địa bàn Lào Cai chưa đạt kỳ vọng đang đặt ra yêu cầu phải thực hiện quyết liệt hơn trong những tháng cuối năm.
«Hymne au printemps québécois»: une chronique signée Kim Thúy
Je n’avais jamais eu recours à un sèche-cheveux avant d’arriver au Québec. Au Vietnam, la chaleur invariable, entre trente et trente-cinq degrés, suffisait à faire sécher mes cheveux en quelques pirouettes. Ils s’égouttaient au soleil, me rafraîchissant sous ce feu tropical. Aux premiers jours de mon premier hiver québécois, pendant que le vent lacérait mes joues et arrachait mes oreilles à l’arrêt d’autobus, j’ai observé, avec consternation et inquiétude, mes cheveux transformés en glaçons.
«Hymne au printemps québécois»: une chronique signée Kim Thúy
Opinions PARTAGE PARTAGE Je n’avais jamais eu recours à un sèche-cheveux avant d’arriver au Québec. Au Vietnam, la chaleur invariable, entre trente et trente-cinq degrés, suffisait à faire sécher mes cheveux en quelques pirouettes. Ils s’égouttaient au soleil, me rafraîchissant sous ce feu tropical.
«Le murmure des fontaines»: une chronique signée Kim Thúy
Opinions PARTAGE PARTAGE Si nous vivions à Rome, Valmond passerait sans doute des semaines entières devant la célèbre fontaine de Trevi, fasciné par son éternel murmure. Nous aurions aussi visité les deux mille autres, éparpillées dans la ville. Certaines sont de véritables sculptures monumentales, d’autres plus modestes et utilitaires.
«Le murmure des fontaines»: une chronique signée Kim Thúy
Si nous vivions à Rome, Valmond passerait sans doute des semaines entières devant la célèbre fontaine de Trevi, fasciné par son éternel murmure. Nous aurions aussi visité les deux mille autres, éparpillées dans la ville. Certaines sont de véritables sculptures monumentales, d’autres plus modestes et utilitaires. Appelées nasoni – ce qui signifie « gros nez » en italien –, ces fontaines ont la mission d’approvisionner en eau potable tous les citoyens en tout temps, et ce, depuis des siècles.
«Du Vietnam au Québec, la face cachée de la banane»: une chronique signée Kim Thúy
Opinions PARTAGE PARTAGE Le Vietnam est aujourd’hui l’un des plus grands producteurs et exportateurs de bananes au monde. Les Vietnamiens ont toujours été de fervents amateurs de ce fruit, bien avant d’en faire l’un de ses piliers économiques.
«Du Vietnam au Québec, la face cachée de la banane»: une chronique signée Kim Thúy
Le Vietnam est aujourd’hui l’un des plus grands producteurs et exportateurs de bananes au monde. Les Vietnamiens ont toujours été de fervents amateurs de ce fruit, bien avant d’en faire l’un de ses piliers économiques.
«Au coin de la rue, l’aventure d’une mère et son fils»: une chronique signée Kim Thúy
Opinions PARTAGE PARTAGE Une des activités préférées de Valmond consiste à rester à un coin de rue pour observer la chorégraphie des voitures et des piétons. Nous pouvons passer une heure à chacune des trois ou quatre intersections pendant l’été, et de quinze à vingt minutes l’hiver, lorsque le vent finit par rendre mon manteau — pourtant conçu pour -40 °C — inefficace.
«Au coin de la rue, l’aventure d’une mère et son fils»: une chronique signée Kim Thúy
Une des activités préférées de Valmond consiste à rester à un coin de rue pour observer la chorégraphie des voitures et des piétons. Nous pouvons passer une heure à chacune des trois ou quatre intersections pendant l’été, et de quinze à vingt minutes l’hiver, lorsque le vent finit par rendre mon manteau — pourtant conçu pour -40 °C — inefficace.
«Quatre jours de vacances chez Jean de Provence»: une chronique signée Kim Thúy
Jean est arrivé à Montréal, de Paris, à l’âge de 20 ans. Il n’est retourné en France qu’après 40 ans de carrière, sans avoir quitté vraiment son Québec, car ses nombreux ami·es québécois continuent de lui rendre visite, tour à tour, dans sa maison à Rasteau, en Provence. Trente ans nous séparent. Et pourtant, on s’est entendus comme de vieux amis aux premiers mots échangés quand je l’ai rencontré devant l’École nationale de théâtre. Il avait 75 et moi, 45.
«Quatre jours de vacances chez Jean de Provence»: une chronique signée Kim Thúy
Opinions PARTAGE PARTAGE Jean est arrivé à Montréal, de Paris, à l’âge de 20 ans. Il n’est retourné en France qu’après 40 ans de carrière, sans avoir quitté vraiment son Québec, car ses nombreux ami·es québécois continuent de lui rendre visite, tour à tour, dans sa maison à Rasteau, en Provence. Trente ans nous séparent. Et pourtant, on s’est entendus comme de vieux amis aux premiers mots échangés quand je l’ai rencontré devant l’École nationale de théâtre. Il avait 75 et moi, 45.
«Le frère au grand cœur»: une chronique signée Kim Thúy
Opinions Chroniqueurs Illustration Emmanuelle Houle PARTAGE PARTAGE Mon fils Justin est né avec la grande chance de posséder tous les outils nécessaires pour vivre en société. Il fait partie des privilégiés. À six mois, il prononçait le mot « lait » en trois langues. À onze mois, il pédalait sur son petit vélo à roues d’appoint. Plus encore, son sourire éclatant tatoué sur son visage était sa marque de commerce. Justin a passé ses deux premières années de vie à Bangkok.
«Le frère au grand cœur»: une chronique signée Kim Thúy
Mon fils Justin est né avec la grande chance de posséder tous les outils nécessaires pour vivre en société. Il fait partie des privilégiés. À six mois, il prononçait le mot « lait » en trois langues. À onze mois, il pédalait sur son petit vélo à roues d’appoint. Plus encore, son sourire éclatant tatoué sur son visage était sa marque de commerce. Justin a passé ses deux premières années de vie à Bangkok.
«Mes cinq années au resto»: une chronique signée Kim Thúy
J’ai tenu un restaurant près du marché Atwater entre 2002 et 2007. L’idée est née d’une erreur de jeunesse... et de jugement. J’avais 34 ans, mariée, mère de deux garçons de 2 et 4 ans. Mes parents, mes deux frères et mes beaux-parents étaient en bonne santé, heureux. Diplômée en traduction et en droit, je vivais confortablement. Une vie de rêve – qui me permettait encore de rêver davantage. Alors, pourquoi ne pas ouvrir un restaurant pour partager la beauté de la cuisine vietnamienne, n’est-ce pas ?
«Mes cinq années au resto»: une chronique signée Kim Thúy
Opinions PARTAGE PARTAGE J’ai tenu un restaurant près du marché Atwater entre 2002 et 2007. L’idée est née d’une erreur de jeunesse... et de jugement. J’avais 34 ans, mariée, mère de deux garçons de 2 et 4 ans. Mes parents, mes deux frères et mes beaux-parents étaient en bonne santé, heureux. Diplômée en traduction et en droit, je vivais confortablement. Une vie de rêve – qui me permettait encore de rêver davantage.
«Pourquoi toutes ces barrières entre nous?»: une chronique signée Kim Thúy
Opinions PARTAGE PARTAGE Je suis née dans la plus grande résidence de mon quartier. Autour de notre tour s’étendait une vaste cour où se mêlaient la verdure, les chiens de garde et les voitures. Un mur de deux mètres de haut nous encerclait, surmonté de tessons de verre incrustés dans le ciment, comme une couronne étincelante. Ils empêchaient les petits voleurs d’enjamber le mur — même s’ils parvenaient à grimper. Ma famille tentait ainsi de nous protéger des turbulences de la guerre du Vietnam.
«Pourquoi toutes ces barrières entre nous?»: une chronique signée Kim Thúy
Je suis née dans la plus grande résidence de mon quartier. Autour de notre tour s’étendait une vaste cour où se mêlaient la verdure, les chiens de garde et les voitures. Un mur de deux mètres de haut nous encerclait, surmonté de tessons de verre incrustés dans le ciment, comme une couronne étincelante. Ils empêchaient les petits voleurs d’enjamber le mur — même s’ils parvenaient à grimper. Ma famille tentait ainsi de nous protéger des turbulences de la guerre du Vietnam.
"Le goût du café": une chronique signée Kim Thúy
Opinions PARTAGE PARTAGE Le dicton dit : « Qui prend mari ou femme prend pays. » Moi, je dirais : « Qui prend Yves prend du café », car ce n’est pas du sang qui coule dans ses veines, mais bel et bien du café. J’avais goûté au café avant mes 53 ans, mais jamais bu plus de deux gorgées. Depuis Yves, il y a quatre ans, on peut me retrouver dans des cafés presque tous les jours. Nous commandons deux lattes. J’en prends une gorgée, et Yves s’occupe du reste.
"Le goût du café": une chronique signée Kim Thúy
Le dicton dit : « Qui prend mari ou femme prend pays. » Moi, je dirais : « Qui prend Yves prend du café », car ce n’est pas du sang qui coule dans ses veines, mais bel et bien du café. J’avais goûté au café avant mes 53 ans, mais jamais bu plus de deux gorgées. Depuis Yves, il y a quatre ans, on peut me retrouver dans des cafés presque tous les jours. Nous commandons deux lattes. J’en prends une gorgée, et Yves s’occupe du reste.
"Voici pourquoi mon fils aimait le ketchup": une chronique signée Kim Thúy
Mon fils Valmond est autiste et non verbal 99 % du temps. Il a une voix, mais n’utilise pas les mots pour s’exprimer. Du haut de ses 4 ou 5 ans, il m’apportait une petite casserole avec un œuf à l’intérieur pour que je lui fasse un œuf dur, ou un poêlon et du beurre pour un œuf miroir. Je partage avec vous cet exemple devenu obsolète parce qu’il ne mange plus du tout d’œufs. Si les aliments étaient des relations, je dirais qu’il est un monogame en série.
"Voici pourquoi mon fils aimait le ketchup": une chronique signée Kim Thúy
Opinions PARTAGE PARTAGE Mon fils Valmond est autiste et non verbal 99 % du temps. Il a une voix, mais n’utilise pas les mots pour s’exprimer. Du haut de ses 4 ou 5 ans, il m’apportait une petite casserole avec un œuf à l’intérieur pour que je lui fasse un œuf dur, ou un poêlon et du beurre pour un œuf miroir. Je partage avec vous cet exemple devenu obsolète parce qu’il ne mange plus du tout d’œufs. Si les aliments étaient des relations, je dirais qu’il est un monogame en série.
"Marc comme un arbre immobile": une chronique signée Kim Thúy
Opinions PARTAGE PARTAGE Je me rappelle l’endroit, la personne, le contexte qui entoure chaque mot que je possède. Je suis déjà tombée amoureuse d’un garçon parce qu’il a prononcé un mot que je ne connaissais pas encore: «intégrité». Cet adolescent n’existe plus dans ma vie, mais j’ai gardé ce mot qui est devenu un phare. Quand j’ai rencontré mon conjoint, Yves, ses mots savants et abondants m’ont immédiatement séduite. Depuis, je lui demande de m’offrir en cadeau de nouveaux mots.
"Marc comme un arbre immobile": une chronique signée Kim Thúy
Je me rappelle l’endroit, la personne, le contexte qui entoure chaque mot que je possède. Je suis déjà tombée amoureuse d’un garçon parce qu’il a prononcé un mot que je ne connaissais pas encore: «intégrité». Cet adolescent n’existe plus dans ma vie, mais j’ai gardé ce mot qui est devenu un phare. Quand j’ai rencontré mon conjoint, Yves, ses mots savants et abondants m’ont immédiatement séduite. Depuis, je lui demande de m’offrir en cadeau de nouveaux mots.
"Amours": une chronique signée Kim Thúy
Opinions PARTAGE PARTAGE Au retour de sa première journée d’école en cinquième année, Justin, mon fils aîné, m’a annoncé qu’il y avait trois ou quatre Vietnamiens dans sa classe. Je me souviens d’avoir suspendu le rangement de la vaisselle pour lui montrer mes sourcils plissés, en forme de question: «Si tu m’inclus, on est quatre. Sans moi, c’est trois. Alors, quelle est la bonne réponse, maman?» Le papa de Justin vient de Roberval. Je pensais qu’il était un vrai Bleuet.
"Amours": une chronique signée Kim Thúy
Au retour de sa première journée d’école en cinquième année, Justin, mon fils aîné, m’a annoncé qu’il y avait trois ou quatre Vietnamiens dans sa classe. Je me souviens d’avoir suspendu le rangement de la vaisselle pour lui montrer mes sourcils plissés, en forme de question: «Si tu m’inclus, on est quatre. Sans moi, c’est trois. Alors, quelle est la bonne réponse, maman?» Le papa de Justin vient de Roberval. Je pensais qu’il était un vrai Bleuet.
"Madeleine, l’insatiable": une chronique signée Kim Thùy
Madeleine est née à Sherbrooke, à une époque où les routes n’étaient pas encore pavées. Sa tante Claire l’emmenait à Montréal de temps à autre pour marcher dans les rues, admirer les vitrines, acheter un livre. Madeleine ne se souvient pas d’une seule journée sans lecture. Depuis sa première visite à Montréal, à l’âge de six ans, elle savait que l’horizon n’était pas une destination, mais un appel pour les explorateurs – ceux et celles qui ont soif de découvrir les splendeurs à l’infini.
"Madeleine, l’insatiable": une chronique signée Kim Thùy
Opinions PARTAGE PARTAGE Madeleine est née à Sherbrooke, à une époque où les routes n’étaient pas encore pavées. Sa tante Claire l’emmenait à Montréal de temps à autre pour marcher dans les rues, admirer les vitrines, acheter un livre. Madeleine ne se souvient pas d’une seule journée sans lecture.
"Un mot doux sur le frigo": une chronique signée Kim Thúy
Opinions PARTAGE PARTAGE Mes proches jureraient ne m’avoir jamais vue terminer la lecture d’un livre. Vous croiriez qu’ils mentent, ou, au mieux, qu’ils exagèrent. Malheureusement, je dois leur donner raison. Je lis à la vitesse d’un escargot. Je dois poser ma main sur la page pour forcer mes yeux à suivre une phrase à la fois. Il est rare que je me souvienne de l’histoire ou de l’intrigue, même des livres que j’ai aimés.
"Un mot doux sur le frigo": une chronique signée Kim Thúy
Mes proches jureraient ne m’avoir jamais vue terminer la lecture d’un livre. Vous croiriez qu’ils mentent, ou, au mieux, qu’ils exagèrent. Malheureusement, je dois leur donner raison. Je lis à la vitesse d’un escargot. Je dois poser ma main sur la page pour forcer mes yeux à suivre une phrase à la fois. Il est rare que je me souvienne de l’histoire ou de l’intrigue, même des livres que j’ai aimés. Mais je retiens des bribes de phrases, des éclats d’images ou une simple émotion.
"Le poisson rouge": une chronique signée Kim Thùy
La langue vietnamienne n’a pas de genre. Après 47 ans d’apprentissage du français, je me trompe encore. Il y a quelques mois, je croyais que «squelette» était féminin parce qu’il rime avec «fillette», «tartelette» et «bobettes». Je ne comprends toujours pas pourquoi plusieurs organes proprement féminins ont le genre masculin (utérus, ovaire et autres). Pour éviter de faire trop d’erreurs, j’invente parfois des histoires derrière les mots afin de me souvenir de leur genre.
"Le poisson rouge": une chronique signée Kim Thùy
Opinions PARTAGE PARTAGE La langue vietnamienne n’a pas de genre. Après 47 ans d’apprentissage du français, je me trompe encore. Il y a quelques mois, je croyais que «squelette» était féminin parce qu’il rime avec «fillette», «tartelette» et «bobettes». Je ne comprends toujours pas pourquoi plusieurs organes proprement féminins ont le genre masculin (utérus, ovaire et autres). Pour éviter de faire trop d’erreurs, j’invente parfois des histoires derrière les mots afin de me souvenir de leur genre.
1978, Noël (peut-être)
Opinions PHOTO ADOBE STOCK / IMAGE GÉNÉRÉE AVEC L'IA PARTAGE PARTAGE Elle était plus grande que la moyenne avec des jambes de mannequin et la grâce des ballerines. Ses cheveux, noir ébène, droits et épais, tombaient jusqu’aux fesses. On aurait voulu les compter un à un pour toucher tous ces fils de soie qui suivaient la courbe de son dos. Elle traversait l’espace en marquant la terre sablonneuse de ses talons aiguilles. Le soleil tropical, brûlant, reculait devant elle pour préserver sa fraîcheur.
1978, Noël (peut-être)
Elle était plus grande que la moyenne avec des jambes de mannequin et la grâce des ballerines. Ses cheveux, noir ébène, droits et épais, tombaient jusqu’aux fesses. On aurait voulu les compter un à un pour toucher tous ces fils de soie qui suivaient la courbe de son dos. Elle traversait l’espace en marquant la terre sablonneuse de ses talons aiguilles. Le soleil tropical, brûlant, reculait devant elle pour préserver sa fraîcheur.
Ma première bulle
Ma grand-mère a eu deux garçons et six filles. Selon les normes vietnamiennes de l’époque, les filles une fois mariées quittaient leur foyer pour s’intégrer dans la belle-famille, car les brus devaient veiller aux besoins de leurs beaux-parents en vivant avec eux. Contrairement aux autres, ma grand-mère rebelle voulait garder ses filles près d’elle. Alors, elle a fait construire une tour où chaque couple occupait un étage. Ma mère n’a donc jamais quitté son nid familial.
Ma première bulle
Opinions photomontage le journal PARTAGE PARTAGE Ma grand-mère a eu deux garçons et six filles. Selon les normes vietnamiennes de l’époque, les filles une fois mariées quittaient leur foyer pour s’intégrer dans la belle-famille, car les brus devaient veiller aux besoins de leurs beaux-parents en vivant avec eux. Contrairement aux autres, ma grand-mère rebelle voulait garder ses filles près d’elle. Alors, elle a fait construire une tour où chaque couple occupait un étage.
Madame Marthe
Opinions photomontage le journal PARTAGE PARTAGE Je ne sais plus si Madame Marthe portait des lunettes, mais je me souviens de son regard, à la fois chaleureux et hésitant, derrière le comptoir de la cafétéria de l’Hôtel Castel. On était une famille de sept Vietnamiens prenant notre premier petit-déjeuner au Québec, plus précisément à Granby. On tentait de comprendre ce que contenaient les boîtes multicolores rangées sur un plateau en plastique.
Madame Marthe
Je ne sais plus si Madame Marthe portait des lunettes, mais je me souviens de son regard, à la fois chaleureux et hésitant, derrière le comptoir de la cafétéria de l’Hôtel Castel. On était une famille de sept Vietnamiens prenant notre premier petit-déjeuner au Québec, plus précisément à Granby. On tentait de comprendre ce que contenaient les boîtes multicolores rangées sur un plateau en plastique.
Au nom du père
Opinions photomontage le journal PARTAGE PARTAGE Je m’appelle Kim Thúy LY THANH. Depuis que j’écris des livres, on me reconnaît seulement en tant que Kim Thúy qui est un prénom, soit l’équivalent de Marie-Christine, Marie-France, Marie-Pierre... En fait, « Kim » joue le rôle d’un « marqueur » qui relie toutes les femmes de ma famille : Kim Nhân, Kim Hiêu, Kim Hanh, Kim Hà, Kim Hai, Kim Thanh, Kim Trinh, Kim Hang... Donc, en vietnamien, on m’appelle Thúy, tout simplement, sans le Kim.
Au nom du père
Je m’appelle Kim Thúy LY THANH. Depuis que j’écris des livres, on me reconnaît seulement en tant que Kim Thúy qui est un prénom, soit l’équivalent de Marie-Christine, Marie-France, Marie-Pierre... En fait, « Kim » joue le rôle d’un « marqueur » qui relie toutes les femmes de ma famille : Kim Nhân, Kim Hiêu, Kim Hanh, Kim Hà, Kim Hai, Kim Thanh, Kim Trinh, Kim Hang... Donc, en vietnamien, on m’appelle Thúy, tout simplement, sans le Kim.
Tưng bừng Ngày hội Đại đoàn kết toàn dân tộc tại Tổ dân phố Lưỡng Sơn
Tại ngày hội, các đại biểu và Nhân dân đã ôn lại truyền thống 95 năm Ngày thành lập Mặt trận dân tộc thống nhất Việt Nam (18/11/1930 - 18/11/2025), khẳng định vai trò của MTTQ trong phát huy sức mạnh khối đại đoàn kết toàn dân; nghe báo cáo nhanh tình hình khối đại đoàn kết toàn dân tộc và kết quả kết quả thực hiện các cuộc vận động, các phong trào thi đua yêu nước ở cộng đồng dân cư năm 2025, phương hướng hoạt động năm 2026 của tổ dân phố.
Phường Yên Bái gặp mặt giáo viên tiếng Anh tham gia biệt phái năm học 2025 - 2026
Trong năm học này, phường Yên Bái có 37 giáo viên đang tham gia giảng dạy bộ môn tiếng Anh tại 15 trường từ khối tiểu học đến trung học cơ sở. Ngay sau khi phường triển khai Công văn số 872 ngày 17/9/2025 của Sở Giáo dục và Đào tạo tỉnh Lào Cai về việc biệt phái giáo viên tiếng Anh năm học 2025 – 2026, đã có 4 giáo viên tự nguyện viết đơn đăng ký tham gia giảng dạy tại các trường học của xã Hạnh Phúc trong thời gian từ ngày 8/10/2025 đến 31/5/2026.
Phường Yên Bái khen thưởng 121 tập thể và cá nhân tiêu biểu trong khắc phục hậu quả cơ bão số 10
Trong những ngày vừa qua, bão số 10 cùng hoàn lưu sau bão đã gây thiệt hại nghiêm trọng trên địa bàn phường Yên Bái, khiến nhiều khu vực bị ngập úng, bồi lấp bùn đất trên diện rộng, ảnh hưởng nặng nề đến đời sống người dân. Nhiều tuyến đường giao thông và công trình hạ tầng bị hư hỏng, tổng thiệt hại ước tính trên 150 tỷ đồng.
Đồng chí Giàng Thị Dung - Phó Bí thư Tỉnh ủy, Chủ tịch Ủy ban Mặt trận Tổ quốc Việt Nam tỉnh dự Đại hội đại biểu Mặt trận Tổ quốc Việt Nam phường Yên Bái
Dự đại hội có đồng chí Giàng Thị Dung – Phó Bí thư Tỉnh ủy, Chủ tịch Ủy ban MTTQ Việt Nam tỉnh Lào Cai cùng các đồng chí trong Đoàn công tác số 1 của tỉnh; lãnh đạo phường Yên Bái; các đồng chí nguyên lãnh đạo MTTQ Việt Nam phường trước sáp nhập; lãnh đạo các phòng, ban, đơn vị và 154 đại biểu tiêu biểu, đại diện cho các tầng lớp Nhân dân, các dân tộc trên địa bàn.
Ninh Sơn (Ninh Thuận): Bảo tồn và phát huy giá trị văn hóa truyền thống Raglay
Huyện Ninh Sơn đã triển khai nhiều giải pháp nhằm bảo tồn và phát huy giá trị văn hóa truyền thống của dân tộc Raglay, góp phần khôi phục, gìn giữ nét đẹp văn hóa trên địa bàn. Trong đó, mã la và chapi được xem là nhạc cụ truyền thống gắn bó lâu đời với đời sống tinh thần của đồng bào Raglay. Theo người dân xã Ma Nới, không ai biết mã la và chapi có từ khi nào, chỉ nhớ từ thuở nhỏ đã được nghe và cảm nhận âm thanh thân thuộc ấy trong mọi sinh hoạt gia đình, cộng đồng.
Soyez des nôtres
Pour réfléchir ensemble une époque en pleine mutation Soyez des nôtres pour cette saison qui s’articule comme une grande fresque sociale. Mot du directeur artistique Depuis mon arrivée à la direction artistique du Théâtre du Nouveau Monde, je me pose une question : pourquoi, depuis sa fondation au sortir de la Seconde Guerre mondiale, depuis ce Québec qui se frayait un chemin vers la modernité, pourquoi, depuis plus de 70 ans, perpétuons-nous, artistes et spectateur·rices, cette institution?
Tổ chức tầm soát ung thư cổ tử cung, ung thư vú cho phụ nữ huyện Châu Phú
Theo dõi VGT trên Từ nay đến ngày 28/4, Trung tâm Y tế huyện Châu Phú ( tỉnh An Giang) phối hợp Hội Liên hiệp Phụ nữ huyện và Liên đoàn Lao động huyện Châu Phú tổ chức tầm soát ung thư cổ tử cung, ung thư vú cho hội viên phụ nữ, lao động nữ và phụ nữ ở các xã, thị trấn ở huyện. Đặc biệt, ưu tiên phụ nữ từ 45 t.uổi trở lên.
Kim Thúy : la voix du cœur
Kim Thúy signe pour nous un texte émouvant sur la bienveillance. J'ai rencontré, au hasard de sorties avec des amies, une avocate très éloquente et exceptionnellement belle. Elle m'a raconté une vieille rupture amoureuse, donnant raison aux Rita Mitsouko, qui chantaient " Les histoires d'amour finissent mal en général ". Je l'écoutais avec une grande attention parce que ses propos m'étonnaient.
Ru's box-office success shows how the public is reconnecting with Quebec cinema
Montreal·New Released on Nov. 24, the film has made over $1.5-million at the box office, becoming the sixth Quebec-made movie to pass the million-dollar mark in the last year. 6 Quebec-made movies reached the million-dollar mark in 2023 Caroline Bacon was struggling to find her words, as she and a crowd slowly shuffled out of Montreal's Cinéma Beaubien after watching the made-in-Quebec film Ru. "It's very touching, deeply moving even," she said with a hand on her chest, choking back her emotions.
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