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Le 1 est un nouveau journal qui décrypte, analyse, met en perspective, et commente chaque semaine un seul sujet d'actualité, en faisant appel à des contributeurs d'horizons et d'opinions variés. Sociologues, économistes, politologues, écrivains, artistes, scientifiques se rejoignent pour vous offrir un condensé de savoirs sur un seul sujet. Source
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Repères illustrés Conception et documentation CHIARA CARBONNET Temps de lecture : 0 minutes Vous avez aimé ? Partagez-le ! Grand entretien « Le principe dominant reste d’utiliser l’animal à sa guise » Comment la place accordée aux bêtes dans nos législations a-t-elle évolué ? Et dans quel sens les différents courants de défense des animaux poussent-ils ? Entretien avec le juriste Olivier Le Bot. Le mot de... [Bébêtisme] Le mot de Robert Solé.
Le chien d’Ulysse
Au contraire des chiens errants et des charognards de l’Iliade, le fidèle Argos est un modèle de chien domestiqué. S’il meurt sur un tas de fumier, on dressera en Grèce des stèles aux canidés les plus aimés. On y reconnaît des sortes de lévriers ou de dogues pour la chasse, et des petits chiens au poil long pour distraire les enfants.
L’animal ambigu
Nos petits-enfants nous accuseront-ils, nous autres adultes du début du xxie siècle, d’avoir été d’affreux « spécistes », comme on relit aujourd’hui le passé au filtre du machisme ou du racisme ? Le spécisme, nous apprend en effet le philosophe Peter Singer, est « un préjugé ou un parti pris en faveur des intérêts des membres de sa propre espèce et contre ceux des membres d’autres espèces, et sur la seule base de l’espèce ».
[Bébêtisme]
– VOUS, les animaux, vous n’êtes pas à notre service, mais vous nous rendez mille services.
« Le principe dominant reste d’utiliser l’animal à sa guise »
Que disait historiquement le droit de la relation entre humain et animal, et pour quelles raisons ? Dans une perspective longue, le maître-mot est clairement l’exploitation de l’animal par l’être humain : il est appropriable et cessible ; il peut transporter des marchandises ou des personnes, on peut y accrocher une charrue ou s’en servir en temps de guerre.
Les animaux sont-ils à notre service ?
Sommaire → En cette rentrée, en partenariat avec Aix Marseille Université, nous vous proposons de creuser cette interrogation à la fois sociétale, éthique, juridique et économique : l’humain peut-il disposer des animaux selon son bon vouloir ? Grand entretien « Le principe dominant reste d’utiliser l’animal à sa guise » Comment la place accordée aux bêtes dans nos législations a-t-elle évolué ? Et dans quel sens les différents courants de défense des animaux poussent-ils ?
Animaux de compagnie : les flous d’une relation
Comment analysez-vous les relations des Français et des Françaises à leurs animaux de compagnie ? Il existe une dualité entre les relations affectives très fortes que l’on peut avoir avec nos animaux domestiques, notablement le chat et le chien, et les rapports de pouvoir et de domination qu’on ne cesse d’exercer sur eux.
Robert le chat
Nous l’avions appelé Robert, pour rire de tout, mais surtout de ce qui s’abattait sur nous. Il m’était offert en cadeau, pour mon anniversaire. J’avais 40 ans, cet âge du mitan de ma vie, celui qui aurait dû me soulever de terre avec son étrange retour des grands élans adolescents, lui que je m’étais imaginé accueillir à grands coups de champagne, de confettis sur fond de crise de couple.
[Agent trouble]
IA, IA, IA… Pour travailler, s’informer, se déplacer, se distraire, le recours à l’intelligence artificielle est devenu un réflexe, une facilité, une nécessité. Dans nombre d’entreprises, les salariés n’ont même plus le choix : ils utilisent cette machine diabolique ou prennent la porte. Dans la vie privée, même quand rien ne nous y oblige, nous nous jetons à tout bout de champ dans les bras de l’IA, avec un mélange de fascination, d’inquiétude et de mauvaise conscience.
Enrayer la course à l’abîme
« There is no alternative » : utilisé jadis par Margaret Tatcher pour expliquer que l’économie de marché était notre unique horizon, ce slogan sert aujourd’hui à étouffer toute velléité critique face à la prolifération de l’intelligence artificielle. Que les industriels du secteur le scandent n’est pas étonnant. Que nous, citoyens, le reprenions en chœur est le signe d’une langueur mortelle, d’une fatigue démocratique, d’un renoncement à l’avenir.