Mehdi Mahmoud
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Avec la CAN 2025, le Maroc parfait son rêve de football
Favori depuis de nombreux mois, le Maroc accueillera la Coupe d’Afrique des nations (CAN) en 2025, après l’avoir organisée une première fois en 1988. Une attribution qui consacre un retour en grâce du football marocain sur les terrains, mais aussi en coulisses. Article réservé aux abonnés Par Mehdi Mahmoud Publié le 27/09/2023 à 18:15 Temps de lecture: 5 min Trente-sept ans après, le Maroc renoue enfin avec l’ambition d’abriter la grand-messe du football africain sur son sol.
Le séisme, tragique révélateur d’un Maroc à plusieurs vitesses
Le tremblement de terre qui s’est déclaré dans la région d’Al Haouz, au centre du pays, a fortement touché une région essentiellement montagneuse et rurale. Un Maroc bien différent des grandes agglomérations et qui pose des questions sur la vulnérabilité face aux aléas climatiques. Article réservé aux abonnés Par Mehdi Mahmoud Publié le 15/09/2023 à 21:01 Temps de lecture: 6 min Une fois engouffré dans l’un de ces douars, il reste difficile de mesurer pareil fossé, même après plusieurs minutes.
" Le Maroc inutile " : ces villages délaissés après le séisme
Au sud de Marrakech, la commune rurale d’Amizmiz affiche les cicatrices du terrible séisme qui a frappé le centre du Maroc, ce 8 septembre. Entre défilé de secours et familles éplorées, les habitants de la localité sont en deuil. Article réservé aux abonnés Par Mehdi Mahmoud Publié le 11/09/2023 à 20:17 Temps de lecture: 1 min La première image qui s’offre une fois arrivé au carrefour qui sert de station des grands taxis, suffit à donner au visiteur l’ampleur des dégâts à Amizmiz.
Encore traumatisée par le séisme, Marrakech craint la fuite des touristes
Les habitants de la médina de Marrakech, zone la plus sinistrée de la ville, préfèrent ne pas retourner dans leur logement de peur qu’il ne s’effondre. Une inquiétude de l’instant, qui présage également des temps troubles au niveau touristique, principale source de revenu pour de nombreux foyers. Article réservé aux abonnés Par Mehdi Mahmoud Publié le 10/09/2023 à 21:35 Temps de lecture: 3 min C’est comme si je te racontais un film.
Plus de 1000 morts dans un séisme au Maroc : à Marrakech, entre fatalisme et mobilisation
Un violent séisme au Maroc a causé la mort de plus de 1037 personnes, plusieurs milliers de blessés et d’importants effondrements d’habitats dans la province du Haouz, ainsi qu’à Marrakech et Agadir, deux des grandes villes les plus proches de l’épicentre. Article réservé aux abonnés Par Mehdi Mahmoud Publié le 9/09/2023 à 19:15 Temps de lecture: 1 min Moulay Ahmed, la cinquantaine, est conscient d’avoir évité le pire.
Migration : au large des Canaries, les traversées meurtrières se multiplient
Depuis début juin, on assiste à un net regain du flux migratoire dans l’Atlantique, particulièrement en direction des îles Canaries. Une conséquence du durcissement des conditions d’accès vers le nord du Maroc. Article réservé aux abonnés Par Mehdi Mahmoud Publié le 28/08/2023 à 15:08 Temps de lecture: 4 min Correspondant à Casablanca Un été qui s’annonce des plus meurtriers sur l’une des routes migratoires les plus périlleuses au monde.
Au Maroc, l’inégalité dans l’héritage, un des derniers tabous des droits des femmes
En plein chantier de réforme du Code de la famille, le Maroc voit à nouveau ressurgir de nouvelles oppositions concernant le droit à l’égalité dans l’héritage. Une équation des plus complexes, entre évolution sociétale et conservatisme religieux. Article réservé aux abonnés Par Mehdi Mahmoud Publié le 12/04/2023 à 17:48 Temps de lecture: 5 min Une mesure de précaution pour parer à toute éventualité. « Nous sommes trois sœurs.
Maroc: dans le Rif, la ruée vers le cannabis thérapeutique se fait encore attendre
Le Maroc, considéré comme le plus grand producteur de cannabis au monde, s’est lancé en 2021 dans un projet de légalisation à usage « thérapeutique ». Moins de deux ans après, les cultivateurs en attendent encore les contours. Article réservé aux abonnés Par Mehdi Mahmoud Publié le 16/02/2023 à 14:47 Temps de lecture: 6 min Envoyé spécial dans le Rif (Maroc) Sur une nationale bordée de conifères, la piste débute dans un tournant sans aucun signalement.
Rabat-Madrid : une relation économique croissante mais déséquilibrée
Les échanges économiques entre Rabat et Madrid battent leur plein depuis plus d’une décennie. Une relation baptisée en Espagne de “matelas d’intérêts”, largement impulsée par la crise économique qui a secoué la péninsule ibérique en 2008.
Maroc-Espagne : d'égal à égal
En diplomatie, comme dans un couple, il n’y a pas d’amour sans preuves. “Il n’y a jamais eu autant d’accords signés.
Sahara : Pedro Sánchez franchit le Rubicon
Un rapprochement pour le meilleur comme pour le pire ? “Ce discours impitoyable sur le Maroc n’est pas anodin, il a des conséquences, et ces conséquences ne sont pas bonnes pour nous.” Quelques jours avant que ne soit célébrée l’entente retrouvée du couple maroco-espagnol, l’eurodéputé socialiste espagnol Juan Fernando Lopez Aguilar y est allé sans détours pour prendre la défense du Maroc, alors au cœur d’une tourmente européenne.
Le Maroc se rêve en grand exportateur d’hydrogène vert vers l’UE
La UneLe fil infoCommentaires Partager Porté par ses gisements solaires et éoliens, le Maroc veut poursuivre sa transition énergétique en produisant de l’hydrogène et ses dérivés. Une ambition qui se heurte encore à certaines contraintes.
Migrants subsahariens : à Casablanca, les misères s’entrechoquent
Ousmane est encore amer. Quelques jours plus tôt, une intervention des forces de l’ordre a eu raison de ses effets personnels, laissés à quelques encablures de là. “Non c’est dur, ils m’ont pris beaucoup d’affaires. Les policiers commencent à être trop durs là”, s’exaspère ce Burkinabé de 25 ans. Dans la matinée du lundi 16 janvier, aux alentours de 9h du matin, une descente de police a évacué des dizaines de migrants, installés à même la rue, près de la route des Oulad Ziane.
Au Maroc, cette jeunesse qui brise les tabous
La UneLe fil infoCommentaires Partager Une nouvelle génération d’activistes marocains se saisit des réseaux sociaux et de nouveaux formats afin de sensibiliser, démystifier et alerter autour de sujets tabous. Article réservé aux abonnés Par Mehdi Mahmoud Publié le 9/01/2023 à 13:03 Temps de lecture: 4 min Un constat « d’urgence » qui a poussé à « passer à l’action ».
Fouzi Lekjaa, dans la zone de vérité
Il y a des parcours de vie qui relèvent de la surprise, d’autres qui forcent le respect. Fouzi Lekjaa cultive cet entre-deux. Celui où l’on se laisse convaincre par une trajectoire qui finit par ne plus surprendre, le tout avec la dose de discrétion qui le caractérise.
La CAN, Halilhodžić, Ihattaren, Harit... Fouzi Lekjaa dit tout
Le football, une affaire de gros sous Après votre élection à la tête de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), vous n’avez pas fait table rase mais choisi la continuité. Pourquoi? “Il n’était nul besoin d’être lauréat de Harvard pour comprendre que l’infrastructure [de la FRMF] était défaillante” Fouzi Lekjaa Je ne fais pas partie des gens qui optent pour des logiques de changement dans la rupture. C’est ma nature.
[REPORTAGE] Lions de l’Atlas, ce n’est qu’un au revoir
A Rabat, 16 heures, il règne une douceur automnale bienveillante. Les Lions de l’Atlas, de retour de leur épopée qatarie, n’ont pas encore atterri à l’aéroport de Salé que des dizaines de milliers de personnes sont déjà comprimées de part et d’autre de l’allée laissée libre par des barrières et des policiers en rangs d’oignons. Certains depuis le matin, d’autres ayant rallié le bruyant et festif cortège en sortant du travail.
Walid Regragui : paroles de coach
Possession”. Ce mot-là, en conférence de presse, il y avait fort à parier que Walid Regragui allait le saisir à la volée s’il l’entendait à nouveau. Car ce terme évoque une vision du jeu selon laquelle la victoire n’est pleine et belle qu’en affichant une forte maîtrise de la balle. C’est qu’il est lassé qu’on lui répète que Les Lions de l’Atlas ne sont pas dominateurs dans le jeu.
“Défaillances structurelles” et “insuffisances” : comment la Cour des comptes perçoit la gouvernance du ministère de la Santé
Défaillances structurelles”, “insuffisances”, organes pas ou “peu fonctionnels”, faible planification… la gouvernance du ministère de la Santé a été tancée par la Cour des comptes dans son dernier rapport biannuel, publié le lundi 14 mars. En contrôlant le dispositif de gouvernance du système de santé pour la décennie 2010-2020, la juridiction financière a constaté des “difficultés” en matière de gouvernance, de planification, mais aussi de suivi et de pilotage des politiques.
Mal gouvernés et peu dotés, la Cour des comptes ausculte les maux des hôpitaux
Le large chantier de la refonte du système de santé ne peut passer sans une refonte de son principal vecteur: l’hôpital. Et pour la Cour des comptes, il faudra mettre les bouchées doubles pour répondre à “l’ensemble des insuffisances constatées” dont pâtissent ces structures, notamment liées à la gouvernance opérée par les différents services du ministère de la Santé, voire, pour certaines, à leur statut juridique.
Formation des médecins : Allô docteur, ça va pas !
La nouvelle suscite son lot d’attente et de craintes dans le landerneau médical. La refonte du cursus de formation des médecins : l’idée s’entend, mais comment s’y prendre ? Dans une note adressée aux présidents des universités publiques, datée du 17 février, le ministre de l’Enseignement supérieur, Abdellatif Miraoui, a annoncé la volonté du gouvernement de réduire d’un an la durée de formation en médecine, “à partir de la rentrée prochaine”, passant de sept ans de formation à six.
Facultés de médecine : quid de la gouvernance et des étudiants ?
Une réforme, mais avec qui ? Après l’envoi de la circulaire annonçant une réduction d’un an de la filière médecine générale, seuls les doyens de faculté de médecine ont pu se réunir avec le ministère de l’Enseignement supérieur qui chapeaute les contours du projet. Les premiers concernés, comme le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) sont quant à eux consultés via des courriers demandant leur avis.
Ces médecins qui ont décidé de partir : ils témoignent
Alors que le royaume est en train de rapatrier plus de 8000 étudiants marocains d’Ukraine, la question de leur réintégration dans les universités marocaines se pose. Une grande partie de ces étudiants avaient choisi de poursuivre leurs études de médecine dans ce pays d’Europe de l’Est, attirés par l’accessibilité et des frais d’études raisonnables. Ces jeunes restent incapables d’accéder à la filière au Maroc alors que le manque, dans le pays, est évalué à 32.000 médecins.
Sécheresse : les barrages sont-ils toujours viables ?
Toujours viables, les barrages ? À cette question posée par TelQuel, une réponse est revenue en boucle : “Ils nous ont quand même sauvés par le passé, notamment des vagues de sécheresse dans les années 1980.” Alors que le Maroc fait face à l’une des pires sécheresses depuis des décennies, la gestion des ressources en eau est remise en question.
Agriculture : le pays à sec
La sécheresse est dans toutes les têtes. Les prières rogatoires prononcées au début du mois de février, demandées par le roi Mohammed VI, n’y ont jusque-là rien fait. De quoi pousser le sommet de l’État à l’action. À Bouznika, après avoir reçu le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, et le ministre de l’Agriculture, Mohamed Seddiqi, un communiqué du cabinet royal a annoncé, le 16 février, la mise en place de “mesures urgentes” pour pallier les effets du manque de pluies observé.
Rayan, visage d’une tragédie socio-économique ?
La tourmente a duré cinq jours et elle résonne encore quelque part en nous. Une centaine d’heures où un pays, et bien au-delà, a vécu en direct les journées de forage pour extraire le petit Rayan Oram, 5 ans, tombé accidentellement, ce 1er février, dans un puits d’à peine 45 centimètres de diamètre et 32 mètres de profondeur. Une course contre la montre compliquée par les difficultés techniques d’un sauvetage où chaque heure passée rendait infime la possibilité de revoir un sourire enfantin.
Samya El Mousti : “Le décès de Rayan met en lumière la précarité des enfants en milieu rural”
TelQuel : De votre point de vue, qu’est-ce que le drame de Rayan met en lumière sur la situation des enfants en milieu rural ? Samya El Mousti : Cette chute accidentelle et mortelle vient nous rappeler qu’il y a encore dans les zones rurales des puits abandonnés ou en cours d’exploitation qui ne sont pas scellés, sécurisés et qui présentent un grand danger pour les populations de ces régions, notamment les enfants.
Sensyo Pharmatech : des vaccins marocains pour demain
C’est une première pierre qui pourrait, à en croire Othman Benjelloun, “propulser le Maroc dans une nouvelle ère”. À 89 ans, le président de Bank of Africa est à la tête d’un nouveau projet d’ampleur pour le royaume: Sensyo Pharmatech, une nouvelle unité industrielle qui ambitionne de compter parmi les cinq premières plateformes mondiales, a-t-il précisé dans un entretien à l’agence officielle MAP, le 1er février. Le projet ?
Maroc - France : la fin d’une relation exceptionnelle ?
Viendra, viendra pas? La question revient régulièrement des deux côtés de la Méditerranée. Voilà bientôt deux ans que l’ombre d’une visite d’État d’Emmanuel Macron plane au-dessus du ciel des relations Maroc-France. Des premiers échos ont fait état d’une visite officielle prévue entre février et mars 2019. Avant qu’elle ne soit programmée, un an plus tard, pour la mi-février 2020 puis repoussée de quelques semaines, par souci d’agenda. Le contexte ne présentait en effet rien de propice.
Hakim El Karoui : “Il faudrait que la France comprenne que le Maroc n’est plus son obligé”
Senior fellow à l’Institut Montaigne, spécialiste de géopolitique, Hakim El Karoui se positionne en acteur du dialogue entre l’Europe et l’Afrique. Auteur de plusieurs ouvrages sur l’islam de France, il a publié, en mai dernier, La stabilité du Maghreb : un impératif pour l’Europe, un plaidoyer pour intégrer “l’étranger proche” dans le plan de relance européen.
Sahara : le baptême du feu de Staffan de Mistura
Premier contact avec le terrain pour Staffan de Mistura. Nommé envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara en octobre 2021, le diplomate italo-suédois a entamé cette semaine sa première tournée dans la région, rencontrant de visu, également pour la première fois, l’ensemble des acteurs du dossier. Le successeur de l’Allemand Horst Köhler, qui a quitté ses fonctions en mai 2019, a opté pour la discrétion.
Gouvernement Akhannouch : 100 jours de grâce et peu de résultats
Nous y voici : les cent jours, délai symbolique pour tout nouveau gouvernement. Pourtant, à l’heure de l’écriture de ces lignes, aucun bilan de l’action gouvernementale n’a été réalisé par le Chef de l’Exécutif, Aziz Akhannouch. “Il n’y a aucun gouvernement qui ne présente pas de bilan après 100 jours d’exercice, sauf le nôtre”, pointe, de manière ironique, un spécialiste de la communication politique.
Pour la Commission européenne, priver la région du Sahara de préférences tarifaires avec l’UE serait une erreur
La Commission européenne estime que “priver” la région du Sahara de préférences tarifaires avec l’Union européenne (UE) pourrait causer un “désavantage par rapport aux exportateurs des régions voisines” et entraîner “une perte d’opportunités d’exportation pour l’économie” locale. Telle est l’une des conclusions appuyées par le dernier rapport de l’institution européenne, publié le 22 décembre.
Pourquoi les pays à majorité musulmane sont mutiques sur le sort des Ouïgours
Si j’avais su qu’il allait passer par le Maroc pour aller en Europe, je l’en aurais empêché.” Au bout du fil depuis la Norvège où il vit désormais exilé, Abduweli Ayup, linguiste et figure connue de la diaspora ouïgoure, sait bien le chemin de croix de sa communauté, et connaît Idriss Hasan, informaticien d’origine ouïgoure qui fait depuis cinq mois l’objet d’une détention au Maroc, arrêté à Casablanca en juillet denier alors qu’il cherchait à se rendre en Europe depuis la Turquie.
[DOSSIER WEB] Idriss Hasan : le Maroc cèdera-t-il aux pressions de la Chine ?
Détenu au Maroc, Idriss Hasan, témoin de la pression de la Chine sur les Ouïgours Il est 17 h 20 ce 19 juillet 2021 à l’aéroport Sabiha-Gökçen d’Istanbul et l’avion finit par décoller avec vingt minutes de retard. Cet après-midi ensoleillée, Idriss Hasan pense alors refermer une parenthèse de neuf années mouvementées sur les rives du Bosphore. Il veut en ouvrir une autre, ailleurs. Pour cela, il faut d’abord gagner le Maroc, à cinq heures et demie d’avion.
Détenu au Maroc, Idriss Hasan, témoin de la pression de la Chine sur les Ouïgours
Il est 17h20 ce 19 juillet 2021 à l’aéroport Sabiha-Gökçen d’Istanbul quand l’avion finit par décoller avec vingt minutes de retard. Cet après-midi ensoleillée, Idriss Hasan pense refermer une parenthèse de neuf années mouvementées sur les rives du Bosphore. Il veut en ouvrir une autre, ailleurs. Pour cela, il faut d’abord gagner le Maroc, à cinq heures et demie d’avion. Premier tremplin pour demander l’asile en Europe ensuite, en France très certainement.
CAN 2022 : Ziyech et Mazraoui sur la touche, un jeune du Barça appelé en sélection du Maroc
Après de longues semaines de tergiversations sur la tenue ou non de la prochaine Coupe d’Afrique des nations au Cameroun, place enfin au football. Le sélectionneur de l’équipe nationale du Maroc, Vahid Halilhodzic, a dévoilé la liste des Lions de l’Atlas qui prendront part à la compétition continentale lors d’une conférence de presse, ce jeudi 23 décembre.
Extradition du détenu ouïgour vers la Chine : le sort d’Idriss Hasan entre les mains d’Aziz Akhannouch ?
Après l’aval donné par la Cour de cassation, ce 15 décembre, à l’extradition d’Idriss Hasan, des voix appellent les autorités marocaines à ne pas extrader ce ressortissant ouïgour vers la Chine, où sa vie pourrait être menacée. Une décision désormais entre les mains du Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch. Par Mehdi Mahmoud Au lendemain de la décision de la Cour de cassation, ce 15 décembre, d’émettre un avis favorable à l’extradition d’Idriss Hasan en Chine, le Maroc semble pris entre deux feux.
Zeynure Hasan : “S’il est renvoyé en Chine, mon mari sait pertinemment que c’est la mort qui l’attend”
Cherchant à fuir la Chine, son pays d’origine, puis la Turquie, où il se sentait menacé du fait de ses origines ouïgoures, Idriss Hasan, 33 ans, fait depuis cinq mois l’objet d’une détention au Maroc, arrêté alors qu’il cherchait à se rendre en Europe. Son parcours témoigne des pressions exercées par Pékin à l’encontre des Ouïgours, cette minorité musulmane et turcophone. TelQuel : Quelles sont les raisons qui ont poussé Idriss à quitter la Turquie pour l’Europe?
Le Comité des Nations Unies contre la torture demande au Maroc de ne pas extrader le ressortissant ouïghour
Le Comité des Nations Unies contre la torture (CAT) a émis, ce lundi 20 décembre, des mesures provisoires demandant au Maroc de ne pas extrader Idriss Hasan. Une décision qui fait suite à une “plainte urgente”, déposée par les ONG Mena Rights Group et Safeguard Defenders, au lendemain de l’avis favorable d’extradition émis par la Cour de cassation, le 15 décembre. “Il ne s’agit pas de mesures définitives, nous explique Laura Harth, directrice de campagne pour l’ONG Safeguard Defenders.
La Cour de cassation se prononce en faveur de l’extradition du ressortissant ouïgour
La décision était restée en suspens ces dernières semaines. Comme un couperet, elle a été entérinée ce mercredi 15 décembre. La Cour de cassation s’est prononcée en faveur de l’extradition d’Idriss Hasan, un ressortissant chinois appartenant à la minorité musulmane ouïgoure. La décision a été confirmée à TelQuel ce mercredi après-midi par l’un de ses avocats, maître Elkbir Lemseguem. Le rendu du jugement n’a, pour l’heure, pas encore été livré.
Crise Maroc-Allemagne : sur le Sahara, “la position du gouvernement fédéral reste inchangée”
Un premier pas vers le réchauffement des relations entre Rabat et Berlin ? Dans un communiqué publié ce lundi 13 décembre, le ministère des Affaires étrangères allemand vient rappeler, officiellement, plusieurs de ses positions par rapport à un certain nombre de sujets bilatéraux avec son “partenaire” marocain. Une sortie loin d’être anodine à un moment où la crise entre les deux pays, en cours depuis le printemps dernier, paraît s’enliser.
Un an après le “deal Trump”, le sursaut sur le Sahara tarde encore à arriver
Il y a un an, l’ex-président américain Donald Trump annonçait, sur Twitter, la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara. Un tweet qui a rebattu les cartes des alliances stratégiques du royaume, sans pour autant lui permettre de rallier autant de pays que prévu à sa cause nationale. Par Mehdi Mahmoud Jeudi 10 décembre 2020 en fin de journée, un gazouillis parmi tant d’autres vient changer la donne et l’équilibre des forces.
Maroc-groupe de Visegrád : le pourquoi et le comment d’un rapprochement
Mardi 7 décembre, fin de journée visiblement fraîche au stade Ferenc Puskas de Budapest, en Hongrie. D’ordinaire bouillante et sonore, l’arène baptisée du nom du plus grand footballeur hongrois sonne cette fois bien creux. Au milieu du rond central, les rires et les “olé” accompagnent les passes de convives, visiblement ravis de taquiner la gonfle.
Maroc-Allemagne : les dessous d’une crise silencieusement houleuse
Le Maroc et l’Allemagne semblent accorder leurs violons au moins sur un point : de part et d’autre, la pente reste toujours glissante. Lors d’une réunion avec les parlementaires des deux chambres (représentants et conseillers) le 9 novembre, sanctionnée par deux comptes-rendus distincts, le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita a estimé que les relations entre les deux pays devaient être fondées sur “la clarté et la réciprocité”.
À Londres, un nouveau round de dialogue entre le Maroc et le Royaume-Uni post-Brexit
Un troisième round pour sceller l’importance croissante des relations entre le Maroc et le Royaume-Uni. Après Budapest où, ce mardi, Nasser Bourita a tenu une série d’entretien avec ses homologues du groupe de Visegrad — Hongrie, Pologne, Slovaquie et Tchéquie —, le ministre des Affaires étrangères s’est envolé pour Londres où se tient ce mercredi 8 décembre le troisième round du dialogue stratégique entre le Maroc et le Royaume-Uni.
Réforme de l’éducation : qu’est-ce qui fait courir les professeurs ?
Aux yeux de Chakib Benmoussa, “on ne pouvait plus attendre plus longtemps”. Ce 1er décembre, le ministre de l’Éducation a poursuivi sa tournée pour convaincre autour de la réforme du concours de recrutement des professeurs — dont le seuil maximum pour s’inscrire a été abaissé à 30 ans —, cette fois devant des membres de la Commission de l’enseignement. À l’image du projet qu’il porte, l’homme veut faire la part belle à la pédagogie et se félicite que le message soit “bien passé”.
Langues, mathématiques... Le bilan accablant sur les savoirs fondamentaux des élèves
Des fondamentaux toujours plus défaillants dans les salles de classe. Le constat dressé par le dernier rapport du programme national d’évaluation des acquis des élèves (PNEA) se montre sans appel. Il révèle une faiblesse “notoire”, si ce n’est “généralisée” chez les jeunes Marocains dans l’apprentissage des savoirs communs que sont les compétences linguistiques, mathématiques et scientifiques.
Abdennasser Naji : “Pour les enseignants, il y a des problématiques de motivation à régler au niveau du salaire et de l’avancement de la carrière”
TelQuel : Le ministre de l’Éducation vient de faire part des premières bases de la réforme de l’Éducation nationale, notamment en traçant les modalités sur le concours de recrutement des enseignants. Est-ce que cette première base va dans le bon sens ? Abdennasser Naji : Globalement, mettre en place des critères davantage axés sur la sélection des enseignants, afin qu’ils soient davantage capables de répondre aux attentes du Nouveau modèle de développement, va bien au-delà d’une nécessité.
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