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Articles by Muzna Shihabi
Gaza. Deux ans de guerre israélienne permanente
Israël - Palestine Horizons XXI est une carte blanche laissée aux rédactions d’Orient XXI et Afrique XXI qui revient sur l’actualité ou l’histoire de l’Afrique et des mondes arabe et musulman à travers des entretiens. À retrouver une fois par mois sur le média indépendant Au Poste. Tiré d’Orient XXI.
Comment réveiller un monde qui regarde sans voir?
Mon père, rescapé de la Nakba, me répétait souvent cette phrase comme une prière ou un axiome : « Si seulement le monde savait, si seulement le monde voyait, la Nakba n’aurait pas eu lieu. » Il est mort loin de la lumière dorée de sa chère Haïfa, enterré sur une colline face à la mer à Tanger, sous la terre de l'exil, faute de ce droit au retour qu'on lui a refusé toute sa vie. Avec tout le respect, toute la tendresse et la douleur immense que je lui dois, je sais aujourd’hui qu’il se trompait.
Être Palestinien, Qu'est-ce que c'est ?
Être palestinien, c’est être sœur de prisonniers, frère de martyrs, fille de déportés, mère d’assassinés, enfant de réfugiés, petit-fils de survivants de la Nakba. C’est être cousin amputé, oncle blessé, tante exilée, amis disparus, voisins humiliés, frère brûlé. C’est fêter la remise des diplômes loin de tes parents, voir le mariage de ta fille sur WhatsApp.
733 jours de génocide: le temps du jugement
733 jours de génocide ont suffi pour dévoiler la vérité d’un monde. Deux années d’images insoutenables ont révélé l’adhésion active des puissants, déguisée en neutralité, drapée dans le langage feutré de la diplomatie. Gaza s’est levée comme une plaie ouverte où chaque silence, chaque mot calculé, chaque plateau de télévision a ajouté sa pierre au mur de la complicité. 733 jours de génocide et sous les ruines, un peuple continue de respirer et d'exister.
Macron reconnaît, Israël anéantit
Ce lundi 22 septembre 2025, Emmanuel Macron prendra la parole devant l’Assemblée générale de l’ONU pour annoncer que la France reconnaîtra la Palestine comme un État. On voudrait saluer cette décision comme une réparation tardive mais il faut d’abord la regarder pour ce qu’elle est: une fenêtre fragile qui peut ouvrir sur la justice ou se refermer en vitrine diplomatique. Reconnaître la Palestine n’est pas un cadeau mais l’aveu qu’un droit élémentaire a été piétiné pendant des décennies.
La mémoire volée: réponse à Jean-Pierre Filiu
Ex-conseillère de l’OLP, responsable de développement au Centre arabe de recherches et d’études politiques de Paris. Abonné·e de Mediapart Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus. Un peuple s’est réveillé un jour et son ciel avait disparu. Pendant la nuit, les frontières avaient glissé, les cartes avaient été redessinées dans des chancelleries lointaines, et ses enfants naissaient déjà exilés.
La cuestión no comienza con los gritos del opresor
Debemos recordar lo que tantas voces, aún hoy, se niegan a mencionar: la cuestión de Palestina no comienza con los gritos del opresor. No comienza el 7 de octubre de 2023. No comienza con los cohetes ni con los gritos repentinamente audibles de quienes, durante años, han hecho la vista gorda. No comienza en la fecha elegida por los poderosos para contar la historia al revés, comenzando por las heridas del opresor y borrando la larga historia de los oprimidos.
Non, la question de la Palestine ne commence pas avec les cris de l’oppresseur
Il faut rappeler ce que tant de voix, aujourd’hui encore, refusent de nommer: la question de la Palestine ne commence pas avec les cris de l’oppresseur. Elle ne commence pas le 7 octobre 2023. Elle ne commence pas avec les roquettes, ni avec les cris soudainement audibles de ceux qui, des années durant, ont fermé les yeux. Elle ne commence pas à la date choisie par les puissants pour raconter l’histoire à l’envers, à partir de la blessure de l’oppresseur, en effaçant l’histoire longue des opprimés.
L’effacement poli des voix palestiniennes
Il fut un temps où C ce soir m’avait contactée. On m’avait proposée comme intervenante pour parler de Palestine. J’étais encore salariée à l’époque, dans une de ces structures où la neutralité est brandie comme valeur sacrée, mais où l’engagement palestinien est suspect. Très vite, on m’a interdit toute visibilité publique. Trop politique, trop risqué, trop « Palestine ». Je me suis tue, contrainte.
Pas de paix tant qu’on exigera des Palestiniens qu’ils oublient avant de respirer.
Ex-conseillère de l’OLP, responsable de développement au Centre arabe de recherches et d’études politiques de Paris. Abonné·e de Mediapart Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus. Il y a en France une manière pseudo scientifique de parler de la Palestine. Une manière d’élite, de salon, un langage codé, fait pour ne rien dire tout en prétendant tout expliquer. On y pleure les morts en respectant la hiérarchie de la douleur.
Palestine. L’urgence d’un sursaut politique unitaire
Palestine, 1948. La terre est perdue. Non pas cédée, mais arrachée, morceau par morceau, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un peuple sans ancrage, sans toit, sans armée. Ils étaient là pourtant, tenaces, silencieux souvent, dans les camps, dans les rues, dans l’attente. En mai 1964, l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) naît. Moins comme une institution que comme un sursaut. Il fallait une voix. Un nom. Un point de ralliement pour ceux qu’on ne voyait plus.
Le génocide des mots
Ex-conseillère de l’OLP, responsable de développement au Centre arabe de recherches et d’études politiques de Paris. Abonné·e de Mediapart Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus. Les attaques israéliennes, qualifiées de génocide par des experts en la matière, font partie d'une lignée de massacres systématiques auxquels la communauté internationale semble incapable d’attribuer le nom qu’ils méritent.
Une seule solution: un état tout court.
Une seule solution : un état tout court L'idée de la reconnaissance d’un État palestinien par la communauté internationale est une idée caduque (pour reprendre le mot français préféré de Yasser Arafat.) Elle n’a eu et, dans l’hypothèse où d’autres capitales rejoindraient ce mouvement, elle n’aurait aucune conséquence visible pour les Palestiniens.
Les 7 leçons de 30 ans de " fausse paix "
Alors qu’analystes et diplomates occidentaux discutent du « jour d'après » la guerre contre Gaza et à la manière de ressusciter la solution à deux États, il est impératif de tirer des leçons du passé pour éviter de se lancer dans un nouveau processus de paix, voué, pour une énième fois, à l'échec.
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