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Articles by Nina Parage
« Plus rien ne me choque » : après les manifestations du 17 octobre, un psychologue explique pourquoi notre cerveau se protège face au flot d’actualités
Dans le sillage des manifestations du 17 octobre, l’actualité s’invite une nouvelle fois en continu sur nos écrans et dans nos conversations. Face à ce flot d’informations et d’images, une question se pose : à force d’être exposés à l’actualité, finissons-nous par ne plus rien ressentir ?
Selon la psychologie, les personnes les plus silencieuses en réunion ne sont pas toujours celles qui ont le moins à dire
Près de neuf personnes sur dix ont déjà gardé pour elles une remarque qui leur semblait importante. Ce chiffre vient d’une enquête menée par des chercheurs de la Stern School of Business, à New York : sur 40 professionnels interrogés, 85 % reconnaissent avoir déjà renoncé à soulever un problème auprès de leur hiérarchie. Si votre collègue est particulièrement mutique durant un point d'équipe, peut-être est-il ailleurs, mais peut-être aussi a-t-il bien plus à dire que ce que vous ne pensez.
À la ménopause, ce symptôme inattendu pèse beaucoup sur le moral des femmes (et ce ne sont pas les troubles du sommeil)
En vue de la journée mondiale de la ménopause, Courmayeur et Opinéa ont lancé en août dernier une étude auprès de 1 000 Françaises de 40 à 65 ans. L’objectif : cerner les symptômes, les préoccupations et les interrogations des femmes en ménopause ou en périménopause. Premier constat, cette période reste mal comprise : près d’une femme sur trois s’estime insuffisamment informée. Les symptômes, eux, rythment le quotidien.
Selon des psys, les personnes qui préfèrent ne pas parler de leur trouble psy ont raison dans certaines situations, voici lesquelles
Plus d’un milliard de personnes vivent avec un trouble mental dans le monde, selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publiés en septembre 2025. L’anxiété et la dépression arrivent en tête. Autant dire que presque tout le monde connaît quelqu’un de concerné, ou l’est soi-même. Pourtant, beaucoup n’en parlent à personne. Faut-il y voir un tabou à briser à tout prix ? Pas forcément.
Voici l’âge où la ménopause cesse (vraiment) de peser sur le quotidien
Pour la Journée mondiale de la ménopause, le 18 octobre, Courmayeur et Opinéa ont sondé en août dernier 1 000 Françaises de 40 à 65 ans, en périménopause ou ménopausées, sur leurs symptômes, leurs préoccupations et leurs questions. Premier enseignement : la ménopause reste mal comprise, puisque près d’une femme sur trois s’estime insuffisamment informée. Second constat : les symptômes s’invitent dans le quotidien.
“Mes proches savent à quoi s’en tenir” : les personnes qui lisent leurs messages sans y répondre ne sont pas impolies, elles peuvent souffrir de cet épuisement invisible
“J’ai plusieurs applications de messagerie. Presque autant que j’ai de cercles sociaux, à vrai dire. Une application pour ma famille, une pour des amis, et une autre pour mes collègues. Tout ce cumul me donne le vertige, et quand les notifications s’accumulent, je suis prise d’angoisse. J’ai envie de tout passer sous silence”, nous partage Clara, 29 ans.
Les personnes qui expliquent toujours pourquoi elles ont fait quelque chose, même quand personne ne leur demande, ont parfois gardé ce réflexe de leur enfance
Cinq minutes de retard, et déjà la tirade d'excuses part toute seule. Un choix de vie tout simple, et voilà qu'on sent le besoin de le défendre comme un dossier au tribunal. Ce réflexe de justification permanente, même face à des interlocuteurs bienveillants, s'enracine souvent très tôt, dans une croyance intime forgée durant l'enfance. Celle de ne mériter l'amour et l'attention des autres qu'à condition de prouver, sans cesse, qu'on a raison, qu'on est irréprochable ou digne d'être aimé.
Les enfants qui ne racontent plus rien à leurs parents n’ont pas forcément perdu confiance en eux : parfois, c’est leur façon de poser des questions qui les fait se taire
Sur le chemin du retour, tandis que votre progéniture se repaît de son goûter, vous demandez "Alors, cette journée ?". Si la réponse tient en plus de trois mots, cela relève du miracle. Beaucoup de parents y lisent un signal d’alarme : mon enfant ne me fait plus confiance. Or le silence n’est pas toujours un verdict sur la relation. Il peut aussi être une réaction à la manière dont on s’y prend. Et ça change tout, car on modifie ses propres questions bien plus facilement que le caractère d’un enfant.
Retour à l'enfance : ces petits plaisirs régressifs qui nous font un bien fou en vacances
Fini le grand voyage unique ? Selon Hotels.com, 79 % des voyageurs prévoient de réserver un séjour d'une nuit dans l'année à venir, et ils sont 83 % chez les générations Z et Y. Les recherches pour une nuit d'hôtel ont grimpé de près de 10 % en un an, et l'engouement des réseaux sociaux pour les escapades de 24 heures progresse de 12 %. Les motifs ? Fêter un événement marquant (34 %), assister à un concert, un spectacle ou un match (32 %)...
Selon des psychologues : répondre simplement "OK" à certains messages n’est pas toujours neutre, cela peut traduire ce manque relationnel
Il suffit parfois de deux lettres pour faire basculer l’ambiance d’une conversation. Un “ok” reçu après un long message, sans émoticône, sans formule, sans nuance, peut laisser un goût amer. Dans les échanges numériques, où les regards, les silences et les intonations disparaissent, chaque détail compte. L'apparente sécheresse d’une réponse devient alors un indice que notre cerveau interprète immédiatement… Souvent, pour le pire ! Répondre ok : signe d’agressivité ?
À plus de 100 ans, qu’est-ce qui donne encore envie de se lever chaque matin ?
La planète comptait environ 722 000 centenaires en 2024, selon les projections de l’ONU relayées par le Pew Research Center, qui s’appuie sur les Perspectives démographiques des Nations unies. Le Japon arrive en tête, avec 146 000 personnes de plus de 100 ans. En France, elles dépassaient 31 000 au 1er janvier 2024, soit une trentaine de fois plus qu’en 1970, selon l’Ined. L’Insee en attend plus de 200 000 en 2070. Atteindre un siècle devient moins rare, et ces chiffres ont de quoi laisser songeurs.
Après 50 ans, les psychologues recommandent ce réflexe pour éviter que les amitiés importantes ne s’éteignent peu à peu : ce que les recherches permettent de comprendre
Passé la cinquantaine, le cercle amical a tendance à se resserrer. Carrière, enfants, déménagements : les occasions de croiser ses amis se raréfient, et certains liens s'effilochent sans qu'on s'en rende vraiment compte. Pourtant, selon plusieurs travaux de recherche en psychologie, une habitude toute simple suffirait à inverser la tendance.
Selon Harvard : les personnes qui font la vaisselle juste après manger ne sont pas seulement maniaques : ce geste peut cacher un chagrin
Des oreillers frais, des draps propres, une huile essentielle relaxante... Est-ce là la recette d'un sommeil parfait ? Pour d'autres, il va plutôt s'agir d'un lave-vaisselle lancé, d'un évier nickel-chrome, et d'un plan de travail étincelant. L’entourage sourit, parle de manie. Les chercheurs y voient plutôt une stratégie de régulation émotionnelle. Des rituels qui atténuent le chagrin selon Harvard Le soir, le cerveau ressasse ce qui reste inachevé.
Édouard Philippe accusé de « pusillanimité » à la télévision : avez-vous, vous aussi, ce vilain défaut ?
Le jeudi 8 octobre 2026, la nouvelle formule de "L’Heure de vérité", émission politique culte des années 1980, faisait son retour sur France 2. Édouard Philippe en était le premier invité. Face aux caméras, le fondateur d’Horizons a soigné son image d’homme posé, appliqué à rester pédagogue et à ne jamais hausser la voix. Puis est venu le sujet des retraites.
Les salariés sur qui « on peut toujours compter » finissent parfois par vouloir partir : ce mécanisme explique pourquoi
Si on en croit l'ensemble de l'équipe, au moindre coup dur, l'entreprise repose sur cette personne. Dévouée, docile, impliquée. Jusqu'à ce qu'un matin, elle démissionne, et tout le monde tombe des nues. Pourtant, rien n’avait de soudain : à force de se répéter, la fiabilité devient une charge invisible. Un monde du travail déjà sous tension Le contexte aide à comprendre.
Pourquoi certaines personnes se mettent-elles à ranger quand elles sont stressées ? L’éclairage des psychologues
Pour beaucoup de Français, le ménage n'est pas qu'une corvée. Selon une enquête Ifop, seul un tiers des Français fait le ménage régulièrement à son domicile, 34 % des Français faisant le ménage au moins 3 fois par semaine. Mais plus la pratique est assidue, plus elle devient source de plaisir : 58 % des personnes faisant le ménage régulièrement apprécient de s'y atteler, contre 38% pour l'ensemble de la population.
Travailler de 9h à 21h : des chercheurs révèlent ce qu'un rythme effréné peut faire à notre santé mentale
Il est 20 h 45, vous répondez encore à un mail, un café tiède à portée de main. Dans certains milieux, la journée 9 h-21 h passe pour un badge d'honneur, voire pour le prix de la réussite. Certains d'ailleurs mettent en lumière ce rythme effréné en miroir avec les revendications actuelles des lycéens, qui exigent au gouvernement de meilleures conditions de travail et, notamment un planning moins dense.
Utiliser l'IA pour conserver les souvenirs d'un proche : bonne idée ou obstacle au deuil ?
Envoyer un message à sa mère décédée et recevoir une réponse qui aurait pu être la sienne. Un scénario de science-fiction qui est aujourd'hui la réalité de beaucoup. Des services comme Project December, HereAfter AI ou Séance AI transforment photos, messages et enregistrements vocaux en "fantômes" numériques, parfois jusqu'à l'avatar en réalité virtuelle. La promesse de garder le lien Perdre quelqu'un bouleverse, mais la plupart des gens retrouvent peu à peu leur équilibre en dépit du chagrin.
Pourquoi certaines personnes nous épuisent-elles alors qu'elles n'ont rien fait de mal ?
Vous adorez chaque membre de votre bande d'amis, évidemment. Une réunion avec votre famille vous donnent un coup de fouet ! Quoi que... La réalité est plus nuancée. Certains, malgré eux, drainent votre énergie. Quand vous vous retrouvez à côté de ces profils au bar, vous savez que vous allez en sortir lessivés. Inutile de culpabiliser : ce ressenti s'explique. Ce profil épuisant malgré lui Le premier coupable s'appelle la contagion émotionnelle : on capte l'humeur des autres sans s'en apercevoir.
De nombreuses femmes pensent souffrir d'anxiété pendant des années avant de découvrir qu'il s'agit en réalité d'autre chose
À 31 ans, Emily Stetzer pensait avoir un trouble anxieux généralisé depuis l'enfance, comme ses parents et sa conseillère d'orientation. Enfant, elle angoissait à l'idée de quitter ses parents et leur avouait chaque soir ses idées noires. À l'université, des pensées intrusives sur son orientation sexuelle et une peur de la contamination se sont ajoutées. Un soir, après avoir effleuré un mur de briques devant un bar, elle a dû rentrer se doucher en urgence.
Une étude l’observe : ce complexe est devenu deux fois plus fréquent qu’il ne l’était dans les années 1990
L'été approche, et avec lui, la pression familière. Celle du maillot de bain, du short, du regard des autres. On aurait pu croire que les années 2020, portées par le mouvement body-positive, auraient calmé le jeu. Raté. Une étude réalisée par l'Ifop pour Darwin Nutrition auprès de plus de 3 000 personnes vient de dresser un tableau éloquent. Selon elle, jamais en cinquante ans les Français(es) ne se sont autant trouvé(e)s trop gros(ses). Le complexe ne recule pas.
Pourquoi certaines personnes sont-elles incapables de jeter un objet cassé, même lorsqu'il ne sert plus à rien ?
"Bocaux en verre, boîtes en carton, visserie, vieux équipements électroniques…" Marcel, 66 ans, énumère tout ce qu'il garde, dans un reportage de La Libre. Ce retraité belge sait que ses affaires l'encombrent : il manque de place et il en souffre. Pourtant, quand il se force à jeter, il le regrette presque aussitôt. Il pense encore à ce projecteur de diapositives balancé vingt ans plus tôt, alors qu'il fonctionnait. Il en a eu besoin juste après.
Les personnes qui tiennent à nettoyer leur cuisine avant de dormir ne le font pas parce qu’elles sont maniaques : les psychologues expliquent le mécanisme caché
Des oreillers frais, des draps propres, une huile essentielle relaxante... Est-ce là la recette d'un sommeil parfait ? Pour d'autres, il va plutôt s'agir d'un lave-vaisselle lancé, d'un évier nickel-chrome, et d'un plan de travail étincelant. L’entourage sourit, parle de manie. Les chercheurs y voient plutôt une stratégie de régulation émotionnelle. Pourquoi laver sa cuisine avant de dormir ? Le soir, le cerveau ressasse ce qui reste inachevé.
À 92 ans, Charlotte décide de recommencer sa vie ailleurs : sommes-nous vraiment trop vieux pour tout changer ?
Des décennies de souvenirs, des cartons à fermer une dernière fois. À 92 ans, Charlotte repart de zéro dans sa ville natale, en Bretagne, où sa petite-fille et son mari l'accueillent dans leur maison. Retrouver l'air iodé de son enfance, des rues qu'elle connaît par cœur, un quotidien partagé en famille : son projet a de quoi surprendre. Pour elle, l'âge n'a visiblement pas été un obstacle.
Veuve depuis 5 ans, Catherine vit seule à 81 ans : pourquoi la solitude devient parfois plus difficile avec les années
En France, on compte environ 3,6 millions de veufs et veuves de 60 ans ou plus, dont 81 % de femmes, selon l'Ined. Près d'une femme de plus de 60 ans sur trois est veuve, et une sur deux après 75 ans. Catherine a rejoint ces statistiques à 76 ans. Elle a gardé ses habitudes : deux tasses sorties chaque matin par réflexe, la radio allumée pour combler le silence. Ses voisins chuchotent qu'elle est "vaillante". Elle, elle compte les dimanches.
Les personnes qui disent "bon courage" aux caissiers ou aux livreurs ne sont ni condescendants ni maladroits : les psychologues y voient un trait spécial
En ce moment, un énième débat anime les réseaux sociaux. Faut-il, oui ou non, dire “bon courage” aux caissiers, serveurs, et autres livreurs ? Certains estiment que c’est une formule de politesse, quand d’autres y décèlent une forme de mépris. "J'ai beaucoup bossé dans le service, et honnêtement je n'aime pas cette expression.
Blocage des lycées : pourquoi les jeunes ressentent-ils autant le besoin de se révolter ?
Des centaines de lycées bloqués, des cortèges massifs, des profs et des parents dans la rue : lancé le 21 septembre à Créteil, le mouvement lycéen a pris une ampleur nationale. Mardi 6 octobre, entre 266 000 et 450 000 personnes ont défilé partout en France, selon les sources, pour réclamer plus de professeurs, des établissements dignes et la fin de la répression policière. Car la rue s'est aussi tendue.
Vous réservez toujours vos vacances à la dernière minute ? Ce n’est pas forcément un manque d’organisation
Certains planifient leur été dès janvier, calendrier Excel à l'appui. D'autres attendent que l'envie les frappe, quelques jours, si ce n’est quelques heures, avant le départ. Une affaire de personnalité type A ou type B, pour certains. Que vous soyez un névrosé du booking ou un touriste de vos propres vacances, cela en dit long sur votre rapport au plaisir, à l’incertitude et à la prise de décision.
Beaucoup de femmes n'osent pas parler de leur anxiété à leur entourage pour cette raison précise, selon une étude
Chaque 10 octobre, la Journée mondiale de la santé mentale remet le sujet sur la table. Cette année, Lancôme prend le taureau par les cornes avec sa campagne "I'm Fine". Ce programme, développé avec l'ADAA (Anxiety and Depression Association of America) et, en France, avec Psycom, l'organisme public de référence sur la santé mentale, aide les femmes à repérer les premiers signes d'anxiété et de dépression, et à en parler sans tabou.
Une étude associe ce loisir très accessible à un vieillissement biologique plus lent
Dans la course (questionnable) au ralentissement du vieillissement, tout y passe. Sérum, alimentation, sport... Mais la réponse tiendrait dans d'autres leviers, bien plus funs. C'est la piste réjouissante ouverte par une étude de l'Institut des Sciences de Tokyo et relayée par le magazine GQ. Selon ces travaux, les adultes de 50 ans et plus qui fréquentent régulièrement les lieux culturels auraient tendance à conserver un corps plus jeune que leur âge civil.
Selon une étude, donner cet aliment à un enfant pourrait accroître son risque d'anxiété à l'âge adulte
Gâteau d'anniversaire, compote sucrée, bonbon de la boulangère : le sucre rythme l'enfance. Mais qu'en reste-t-il dans la tête des décennies plus tard ? Des chercheurs de l'université de Surrey ont profité d'une expérience historique pour le savoir. Leur étude, publiée en août 2026 dans Translational Psychiatry, livre un indice, pas un verdict. Le sucre au pilori Le point de départ : le rationnement du sucre au Royaume-Uni, levé en septembre 1953.
Après 50 ans, les personnes qui se sentent libres cessent souvent de faire cette chose pour plaire aux autres
Sourire alors qu'on n'en a pas envie, dire oui pour ne pas décevoir, adoucir une opinion pour éviter la friction : beaucoup d'entre nous passent des décennies à ajuster leur comportement pour plaire. Puis, la cinquantaine venue, quelque chose lâche. Ce n'est ni une crise ni un accident de parcours, mais un virage que la psychologie a fini par documenter avec précision. Passé 50 ans, une part croissante des gens arrête, presque sans s'en rendre compte, de se façonner pour être aimés de tous.
Les psys l’observent : les personnes qui marchent toujours plus vite que les autres ont souvent ce trait de caractère en commun
La vitesse du marcheur moyen se situe généralement autour de 4 à 5 km/h chez l’adulte. Pourtant, dans la rue, le métro ou les centres-villes, les écarts sont frappants. Et qu’on soit flâneur ou sprinter, notre manière de nous déplacer peut en dire long sur nous. Pourquoi les personnes consciencieuses ont tendance à marcher plus vite Cette irritation que certaines personnes ressentent lorsqu'elles sont bloquées derrière des passants plus lents n'est pas seulement une question d'habitude.
Il existe un terme pour désigner la nostalgie d'un endroit où vous n'avez jamais vécu, et vous l'avez sûrement déjà ressentie
Le mot n'a pas encore fait son entrée dans le dictionnaire, mais son concept est bien réel. L'écrivain John Koenig l'a inventé pour son Dictionary of Obscure Sorrows, un recueil de néologismes qui donnent un nom à des émotions sans étiquette. Il le définit comme la "nostalgie d'un temps qu'on n'a jamais connu". Nourrie par une fascination pour l'esthétique d'une certaine décennie, mais aussi par le sentiment de ne pas correspondre aux attentes de sa propres générations.
Vous avez parfois l’impression d’avoir choisi la mauvaise vie ? La métaphore du figuier aide à comprendre ce sentiment
Vous êtes-vous déjà réveillé avec l'impression diffuse que votre vie ne vous ressemble pas vraiment ? Que quelque chose cloche, sans que vous puissiez mettre le doigt dessus ? Pas de catastrophe en vue, pas de drame particulier, juste ce sentiment tenace d'être à côté de vous-même, de longer votre propre existence sans vraiment l'habiter. Ce malaise, que l'on a souvent du mal à nommer, une romancière américaine l'a capturé avec une précision chirurgicale il y a plus de soixante ans.
Les personnes qui choisissent toujours la même place à table ne le font pas seulement par habitude : ce besoin peut l’expliquer
Au restaurant comme en famille, certains ne dérogent jamais : même chaise, même angle de vue sur la pièce, même voisin de table. Un choix répété en disant long sur la façon dont un cerveau gère l'incertitude. Chez certaines personnes, il constitue un véritable marqueur clinique. Le plaisir du rituel sur le cerveau Le cerveau humain déteste l'incertitude : chaque décision, même minuscule, consomme de l'énergie cognitive.
Les psys l'observent : les gens qui reformulent systématiquement ce qu'on vient de leur dire cherchent rarement juste à « bien écouter »
Vous confiez un souci à un collègue, et il répond : "Si je comprends bien, tu te sens dépassé par ce projet ?". Une fois, c'est touchant. Dix fois dans la même discussion, cela sonne comme un script. Popularisée par la psychologie humaniste et le psychologue Carl Rogers, la reformulation est devenue la vedette des formations en management et des conseils de communication. Elle a de vrais atouts, mais lorsqu'elle s'applique à tout, tout le temps, on peut se demander ce qu'elle cherche vraiment.
Víctor Küppers : « Nous devenons de plus en plus insensibles à la souffrance des autres », ce réflexe quotidien lui donne raison
Docteur en humanités, professeur d'université et conférencier spécialiste de l'attitude et du leadership, Víctor Küppers a vendu plus de 200 000 livres en Espagne. Il a constat : nous nous habituons à la douleur d'autrui, si bien qu'elle finit par nous indifférer. Alarmisme de conférencier ou vraie tendance ? Les études apportent des réponses nuancées, et notre pouce y joue un rôle. Est-on vraiment plus insensibles aux autres qu'avant ? La mesure la plus citée vient du Michigan.
Les crises économiques ne changent pas seulement notre portefeuille : elles renforcent ce trait psychologique chez les jeunes adultes
On accuse souvent les écrans et les réseaux sociaux d'avoir fragilisé la santé mentale des jeunes. Mais un vaste travail scientifique publié dans la revue Psychological Bulletin pointe un coupable bien plus ancien, et bien plus discret : la conjoncture économique. Selon cette étude, mener sa vie d'adulte dans un contexte de crise ou d'inégalités croissantes façonnerait durablement un trait de personnalité chez les jeunes. Le perfectionnisme, et plus précisément sa version anxieuse.
« Bloomscrolling » : qu'est-ce que ce phénomène, supposé nous faire sentir mieux quand on consulte notre téléphone ?
Dès que vous avez 5 minutes, votre pouce file sur l'écran et les mauvaises nouvelles s'enchaînent. On se promet d'arrêter après la prochaine vidéo, puis on reste scotché. Face à ce réflexe devenu universel, des psychologues proposent une parade : "le bloomscrolling", promettant remplacer les contenus anxiogènes par des images et des histoires qui font du bien.
Vous vous sentez plus à l'aise avec des inconnus qu'avec vos proches : ce paradoxe est plus courant qu'on ne le pense
Vous racontez votre vie au chauffeur de taxi, mais vous restez à la surface au dîner de famille ? Vous n'êtes ni froid ni asocial. Les chercheurs en psychologie sociale décrivent un biais bien documenté : nous sous-estimons l'intérêt des autres pour ce que nous avons à dire, et nous surestimons le malaise que provoquerait une vraie conversation. Les inconnus, des interlocuteurs sous-estimés Une équipe de l'université de Chicago a testé cette idée en conditions réelles.
Rester célibataire toute sa vie ne signifie pas forcément avoir échoué en amour : 5 traits reviennent souvent chez ces personnes
En France, le célibat n'est plus l'exception mais la réalité d’un grand nombre. Selon les dernières données de l'INSEE, le pays comptait environ 18 millions de célibataires en 2023, soit près d'un tiers de la population adulte. Parmi eux, une catégorie attire l'attention des chercheurs : les célibataires à vie, ceux qui n'ont jamais connu de relation amoureuse sérieuse ou durable. Qui sont-ils vraiment ? Qu'est-ce qui les distingue des autres ?
Ceux qui ont toujours « un plan B » ont rarement une vie plus sécurisée, mais souvent un rapport particulier à la confiance
Vous avez un CV à jour "au cas où", une idée de reconversion dans un coin de la tête, un plan de repli pour chaque projet. Cette prudence passe pour de la maturité, et elle apaise vraiment l'angoisse de l'incertitude. Mais elle ne protège pas forcément autant qu'on l'imagine. Elle peut même, dans certaines conditions, grignoter l'énergie qu'on met dans son projet principal. Quand le plan B grignote l'envie de réussir Un plan B ? Super. Mais quid de votre plan A ?
Peut-on aimer les commérages sans être une mauvaise personne ? La science a tranché
Qui ne tend pas l'oreille face à un bon ragot ? Dans un article publié mi-septembre, le média Vox rappelle que parler des absents est naturel, amusant et parfois utile. Le problème n'est pas de bavarder, mais de le faire sans dézinguer sur les autres. Le bon critère ne se limite pas à la véracité de l'information. Il faut aussi regarder pourquoi on la partage, ce qu'elle dévoile de la vie privée de quelqu'un et les dégâts possibles.
Vous refusez de jeter un objet cassé « au cas où » : accumulation ou attachement, où est la limite ?
Garder un objet cassé, c'est parfois un calcul raisonnable : une pièce détachée, un souvenir, l'espoir de réparer un jour. Le tiroir fourre-tout fait partie du paysage de bien des foyers. Les psychologues s'intéressent pourtant à ce qui se cache derrière cette frénésie du "au cas où". Pour la plupart d'entre nous, il s'agit d'une petite manie. Pour certains, il signale une vraie souffrance.
Rester longtemps sous la douche ne serait pas anodin : ce réflexe pourrait cacher un besoin émotionnel insoupçonné
Neuf minutes. C'est le temps moyen que les Français passent sous la douche, selon une étude BVA-Doméo relayée par la presse régionale. Ce chiffre cache de fortes disparités : 37 % des sondés se douchent en cinq minutes maximum, tandis que 15 % prolongent le rituel au moins un quart d'heure. Ces adeptes de la douche longue ne perdent pas simplement du temps. Plusieurs recherches suggèrent qu'ils partagent des traits psychologiques bien précis. Qui sont ceux qui restent longtemps sous la douche ?
Vous sursautez facilement même pour un bruit familier ? Ce que cela indique sur votre système nerveux
Certaines personnes sursautent au moindre son ou mouvement, comme si elles vivaient dans un film d'épouvante permanent. Même sans aucun danger alentour, ni même inconnu, le corps réagit en une fraction de seconde. D'où vient ce sursaut ? Et que raconte-t-il de notre psyché ? Le sursaut : un réflexe pour protéger Le sursaut appartient à la famille des réflexes de défense.
Selon la psychologie, les collègues qui mangent seuls à midi par choix ont souvent un point commun psychologique méconnu
À la cantine, un livre posé près du plateau. Au bureau, un sandwich devant la fenêtre. Ces collègues qui s'éclipsent à midi détonnent, parfois même accusés de "mauvais esprit". Pourtant, quand la solitude est choisie, elle raconte rarement un repli. Elle révèle plutôt une capacité à repérer ce dont on a besoin pour tenir la journée. Connaître ses limites entre pro et perso Faire un vrai break, c'est avoir tout compris. Une étude longitudinale a suivi 841 salariés finlandais issus de 11 organisations.
Certains couples se disputent pour des broutilles juste après un moment très heureux : les psychologues ont une explication
Vous rentrez d'une escapade romantique, encore souriants. Vingt minutes plus tard, vous vous écharpez pour une valise mal rangée. Pourquoi gâcher un moment si doux ? Pour certains psychologues, ces accrochages ne viennent pas d'un manque d'amour. Ils traduisent un réflexe intime, parfois inconscient : celui de se protéger d'un bonheur perçu comme trop beau pour durer. Quand le bonheur fait peur Ce mécanisme porte un nom scientifique : l'"aversion au bonheur", ou peur du bonheur.
Vous avez parfois l’impression que votre « vraie vie » n’a pas encore commencé ? Ce sentiment porte une mécanique psychologique bien précise
On adore imaginer qu'il existe un moment futur où tout sera en ordre : quand on aura déménagé, rencontré l'amour, quitté ce job qui nous insatisfait… Ce moment charnière qui serait le vrai coup d'envoi de notre existence. En attendant, on a l'impression de vivre une sorte de brouillon, une répétition générale avant le grand jour. Le problème, c'est que ce jour n'arrive jamais vraiment.
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