Je me souviens de la canicule de 2003. J’avais 11 ans, et ça me semblait être la fin du monde. Des gouttes de sueur roulaient sur mes jambes sans que je ne fasse d’effort, je m’amusais à marcher sur les langues de goudrons noirs qui faisaient comme des fils de fromage quand on relevait le pied. Et puis on nous parlait des incendies dans les forêts d’Europe, déjà, et des décès liés à la chaleur.