C’est un dimanche ordinaire dans l’église de Kolbsheim, dans le Bas-Rhin. La messe vient de se terminer et les catholiques s’apprêtent à laisser la place aux protestants pour le culte qui va commencer dans une trentaine de minutes. « Il arrive que nos communautés se croisent, c’est sympa », commente Caroline Ingrand-Hoffet, pasteure du lieu. Deux cultes, une seule église ? Le « simultaneum », cette singularité alsacienne, s’explique par l’histoire.