Difficile de ne pas penser à L’Aventura de Sophie Letourneur, sorti il y a quelques mois, lorsque la famille islandaise de L’Amour qu’il nous reste s’assoit à un moment sur une colline pour regarder un coucher de soleil ; le crépuscule renvoie dans les deux films au délitement potentiel du couple. Chez Hylnur Pálmason, personne ne marche toutefois dans son caca pour corrompre, comme chez Letourneur, la joliesse douce-amère d’un plan-carte postale.