La défaite des nazis laisse le mouvement nationaliste arabe complètement désarmé et délégitimé. Des idéologues passeurs comme Constantin Zureik et Fayez Sayegh, dont on a vu dans la première partie de ce texte leur collaboration intellectuelle et politique avec le nazisme vont, au sein d’un mouvement intellectuel plus vaste qui accompagne les indépendances des pays arabes, s’attacher à en modifier la doctrine pour la rendre à nouveau acceptable.