Is this you? As a journalist, you can create a free Muck Rack account to customize your profile, list your contact preferences, and upload a portfolio of your best work.
Claim your profile
Articles by Élisabeth Vallet
Le dernier horcruxe
Le 4 novembre au matin, l’étau s’est desserré, juste un peu. Sans se leurrer, les chancelleries du monde entier ont laissé échapper un mince soupir. Le silence (temporaire) du président, soudainement arc-bouté sur la pérennité de la cosmétique du Bureau ovale, y a contribué.
Chronique d’Élisabeth Vallet | Pete Hegseth va-t-en-guerre | Le Devoir
L’évidence s’est imposée lorsque Pete Hegseth a tenté de renommer son département « département de la Guerre ». Ou encore lorsqu’il a institué sa désormais annuelle allocution — peu humblement baptisée « State of the Force », en référence au discours sur l’état de l’Union du président — à Quantico en septembre dernier. Quand il a affirmé, au cours de ce même discours, que c’était « fini les gros, fini les travelos, fini les barbus, fini les tarés, fini les lavettes, fini les radicaux.
A walled border is a violent border
While Donald Trump keeps reciting his mantra about the Mexican border, every week brings news about the construction of a new border wall. In the past year, Austria, Slovenia, Estonia, Hungary, Kenya, and Tunisia have stated their intention to build walls or barriers along their borders, while Bulgaria, Saudi Arabia and Turkey will renovate or improve existing barriers. Hungary is in the process of reinforcing the subpar one it built less than a year ago.
La décennie carotène
Il y a exactement 10 ans, à un mois des élections présidentielles états-uniennes, un enregistrement de l’émission Access Hollywood refaisait surface et semblait sonner le glas de la candidature républicaine. Les médias titraient sur la fin d’une campagne et, au sein du Grand Old Party (GOP), on évoquait des remplaçants… L’histoire allait en décider autrement : ni le machisme, ni la misogynie décomplexée, ni ce candidat n’allaient disparaître de l’espace politique.
Le prix des mots
Sur les bras du Grand Barachois, qui s’étire entre Langlade et Grande Miquelon, s’ébrouent des chevaux semi-sauvages. Rustiques et ramassés, ils martèlent de leurs galops l’isthme de ce bout du monde tandis que des phoques goguenards les observent. Ce confetti d’empire, rugueux et majestueux, se situe à quelques encablures des côtes de Terre-Neuve, mais à 4300 kilomètres de la capitale qui l’administre. Loin du monde, hors du temps… jusqu’à récemment.
Et délivrez-nous de la banalisation du mal
Juste à côté de l’obélisque qui marque la frontière, un panneau officiel gît, un peu souillé, menaçant de poursuites ceux qui s’aventureraient au-delà de la ligne sans autorisation. Apposé à même la pancarte à terre, tel un baroud d’honneur, il y a une série d’autocollants, dont un sur lequel figurent les mots d’une chanson de Carsie Blanton : « Ils disent que nous sommes ennemis, mais je sais que nous serons encore amis une fois l’empire déchu.
The Red Line: Theorizing a Liminal Space Through Cartography, Coercion, and Performativity
Advanced search Geopolitics Latest Articles Submit an article Journal homepage Full Article Figures & data References Citations Metrics Reprints & Permissions Read this article /doi/full/10.1080/14650045.2026.2718724?needAccess=true ABSTRACT This article offers a multidimensional analytical framework for the concept of the ‘red line’ in geopolitics.
Le grand effacement
L’événement UFC qui a eu lieu à la Maison-Blanche samedi dernier tranchait avec les canons de l’organisation d’arts martiaux : alors que les femmes figurent en principe dans les mêmes « cartes » de combat que les hommes, ce soir-là, il n’y en aura eu aucune sur le ring. C’est suffisamment rare pour être mentionné.
Le retour des cigognes
Chaque année, elles refaisaient leur apparition, signe des changements de saisons, traçant de grands cercles autour de la flèche de l’ancien séminaire, certaines nichant ensuite sur le toit de l’église, d’autres se hâtant de reprendre leur transhumance. Presque inéluctablement, lorsqu’elles prenaient la voie du sud, à l’automne, mon père m’envoyait un message : « Les cigognes repartent, j’aimerais savoir où elles vont.
Le détroit de Schrödinger (et la mécanique quantique)
Il se dit que le peuple du sable (Hia C-eḍ Oʼodham) en serait l’auteur. Il y a mille ans, dans ce qui est aujourd’hui la réserve faunique de Cabeza Prieta, aux confins de l’Arizona, ils ont scarifié la patine sombre du désert : ils y ont laissé la longue silhouette d’un poisson — l’intaglio de Las Playas. Un géoglyphe géant, tourné vers le golfe de Californie, pointant vers l’eau (élément vital dans cet espace aride) de Hodai Ke:k. Mais c’est plus qu’un vestige archéologique.
La stratégie du bol de pâtes
Est-ce le mythe suranné des ambassades d’un temps ancien que décrivait Roger Peyrefitte, le caractère feutré des tractations diplomatiques, ou encore cette élégance discrète assortie du phrasé délicat des diplomates de carrière ? Toujours est-il que, de loin, plus d’un s’est imaginé un verre de thé à la main, dans les dépendances d’une ambassade occidentale, le long d’un fleuve majestueux, négociant ponctuellement qui un traité, qui un accord commercial, ou l’avenir du monde.
Zone de turbulences
La nuit tombée, il arrivait que Nixon, seul, éméché, le cheveu en bataille et effondré dans un fauteuil, agrippe son téléphone pour réclamer un plan d’attaque, ordonner un bombardement, invectiver et menacer chefs d’État étrangers et généraux américains, pour s’abîmer enfin dans un sommeil lourd de psychotropes et d’alcool. « S’il avait pu faire ce qu’il voulait, il y aurait eu une guerre nucléaire chaque semaine », disait Kissinger. Était-il fou au point de précipiter le monde vers l’abysse ?
«Dites à ma femme que je l’aime»
« Avec le pouvoir viennent les responsabilités. » Sous la plume de Stan Lee, les mots de l’oncle Ben à Peter Parker devaient entrer dans la culture populaire avec la version cinématographique de la bédé Spider-Man. Et à maintes reprises avant cette consécration culturelle, l’adage a été invoqué dans des moments charnières de l’Histoire. Par la Convention montagnarde (française) de 1793, Teddy Roosevelt ou Winston Churchill.
Pour un baril de poudre de perlimpinpin
Les fastueuses dépenses du département de la Défense en septembre dernier (6,9 millions de dollars en homard, 15,1 millions en côtes de bœuf, 2 millions en crabes royaux d’Alaska) auraient peut-être — dans un autre temps — suffi pour que n’importe quel officiel du gouvernement soit reconduit hors des murs de la ville et attaché à un rail, enduit de goudron et des plumes.
La chambre des joueurs
Ce serait une illusion que de croire que le sport professionnel peut se tenir en marge de la politique. Plus encore d’imaginer que le sport olympique n’a rien à voir avec les tréfonds de la politique internationale, comme en témoigne l’histoire du Comité international olympique ou de la Fédération internationale de football association. Les JO sont définis par des moments dramatiques de la géopolitique mondiale — 1936, 1972 — ou des tournants de l’histoire sociale — 1968, 2016.
De courage et d’espoir
Il parle d’une voix douce, sur un ton posé, mesuré. Ses yeux sourient, mais son visage est grave. Même si les mots sont lourds et sa détermination, d’airain, il n’a, comme il se plaît à le rappeler, que 22 ans. Vingt-deux ans et une croisade définie par les assassinats successifs de ses frères. Dans les rues de la cité phocéenne, Amine Kessaci combat la narcocratie locale, le narcocapitalisme global et l’instrumentalisation de la désespérance juvénile.
Le temps des euphémismes est révolu
« Bouge-toi, salope. » Ce sont les derniers mots qu’a entendus Marimar Martinez avant que l’agent frontalier ne lui tire dessus. Cinq fois. Avant de s’en vanter dans un texto graveleux. Trois mois avant Minneapolis. Avant Renée Good, avant Alex Pretti.
Chronique d’Élisabeth Vallet | Égopolitique | Le Devoir
L’homme aime le clinquant. Ce qui brille et fait du bruit. Les mises en scène dramatiques, la victoire. Il veut lever la coupe, la parader, pour la bazarder comme une poupée usée dans la foulée. Il collectionne les actes de soumission comme des trophées, se nourrit du sentiment de puissance comme un vampire d’Azara se repaît du sang d’un tapir.
L’année qui valait une décennie
Ce dernier discours aura été à l’image de cette première année de présidence : un dirigeant empourpré, les deux mains accrochées au podium, vomissant un staccato de mensonges (à raison d’un toutes les 22 secondes) dans une vocifération à la nation violente, acide et erratique. Quelque part entre un numéro de cirque et les funérailles de la bienséance.
Quand flotte le "Jolly Roger"
De Grande Riviere, à Trinité-et-Tobago, à Santa Marta, en Colombie, le long collier de pitons rocheux du littoral embrasse les anses dont la vie est rythmée par les cadeaux et les caprices de la mer des Caraïbes. Zone historique de passage et de transit, espace plurifrontalier, terrain de jeu des flibustiers de l’âge d’or de la piraterie maritime et artère du commerce mondial, elle est désormais le point zéro de la recomposition des équilibres géopolitiques mondiaux.
Le fusil de Tchekhov
À plus de 1200 mètres d’altitude, la prairie de la vallée de San Rafael s’étire d’est en ouest des monts Huachuca aux monts Patagonia, et des collines états-uniennes de Canelo au nord à la Sierra San Antonio au Mexique. Elle y déroule un parterre de graminées, rudes et rêches, régulièrement pâturé par les troupeaux de ranchs familiaux parfois séculaires. Loin de tout. Loin de tous. Loin du tumulte washingtonien, de cet État de droit érodé chaque jour un peu plus.
L’effet boomerang
Il faisait froid, en février 2003, à Washington. La ville se remettait péniblement d’un automne où un mystérieux tireur isolé avait abattu 13 personnes, au hasard, sur plus de trois semaines. Les niveaux d’alerte montaient et descendaient au gré du risque terroriste — moins de deux ans après les attentats du 11 Septembre, le renseignement américain peinait encore à voir clair. Un blizzard venait d’avaler les villes de l’Est américain, paralysant la capitale pendant plusieurs jours.
Parfois, il faut poser l’oreille sur le rail
Dans le désert d’Arizona, quelque part dans le Far West, Averell Dalton pose son oreille sur le rail d’acier pour entendre le train arriver. Et il l’entendra avant Joe, qui se tient debout à ses côtés. Parfois, la physique rejoint la science politique. Métaphoriquement. Δt = d (1 / (v air)-1 / (v acier)) Si l’élection avait lieu de nouveau cette année, le président en poste ne serait peut-être pas élu.
Qu’ils mangent de la brioche!
À l’image des neuf mois qui viennent de s’écouler, il n’aura finalement fallu que trois pelles mécaniques pour effacer un pan de l’histoire des États-Unis. L’aile est de la Maison-Blanche n’est plus que gravats.
"C’est pire que ce que je pensais"
« Comment ça va ? » Ces trois mots servent souvent d’introduction pour prendre des nouvelles de quelqu’un. Cet automne, Le Devoir s’inspire de cette expression pour tâter le pouls de notre monde. Dans cette chronique : on s’intéresse à l’état d’esprit de nos voisins du Sud. « Comment ça va ? » lui ai-je écrit dimanche, comme je le fais chaque semaine depuis près de neuf mois. À la fin de l’hiver dernier, nos manières de communiquer ont évolué.
La fragilité de la force
Le soleil se lève sur la pointe aux Loups dans la mélopée des vagues et les chorégraphies des pluviers. La chienne court au bout de sa laisse, agitant son foulard rouge, celui qui sera peut-être le sien pour le reste de sa vie — comme chien d’assistance —, mais pour l’instant, elle n’est qu’un chiot. Ce matin-là, sur cette langue de sable, nous sommes toutes deux privilégiées. Fortes du privilège de ne pas avoir peur, de ne pas devoir évacuer, de ne pas devoir se terrer.
Trump, Musk et les États-Unis : " finita la commedia " !
« Quel est le tarif sur les bananes ? » Madeleine Dean, représentante démocrate au Congrès, a brandi le fruit. Elle a reposé la question. « Quel est le tarif sur les bananes ? » Devant elle, le secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, a laissé filtrer son exaspération et a fini par souffler : « En général, 10 %. » Jeudi matin, à Washington, la Commission des crédits de la Chambre des représentants a examiné le budget 2026. Lutnick a redemandé la parole.
Chronique | La grande mue des États-Unis | Le Devoir
Bec et ongles. L’administration américaine s’est battue autant qu’elle le pouvait pour maintenir une paroi de Plexiglas entre un père et son enfant, né pendant sa détention. Il aura fallu une décision judiciaire pour que l’homme ayant agi comme médiateur lors des manifestations sur le campus de l’Université Columbia puisse prendre son nouveau-né dans ses bras. Il serait erroné de présumer que c’est parce que l’administration a choisi un camp ou un autre dans le conflit.
Il suffisait de 100 jours pour Donald Trump…
C’est un peu comme s’il avait éteint les lumières, franchi la porte et fermé le clapet anti-retour derrière lui. En moins de quatre mois, le président américain a brûlé des ponts qui prendront des décennies à reconstruire, redessinant la carte du monde et la structure sociétale américaine.
La misère du monde
Lorsque la « misère du monde » atteint nos portes, elle n’y est pas « dompée » comme un sac de déchets sur le seuil. Pas plus qu’elle ne peut être contenue comme on le faisait au Moyen Âge, soit en jetant une bassine d’huile chaude du haut d’une fortification sur les assaillants.
Résiste (prouve que tu existes)
Le brouhaha washingtonien pourrait donner le sentiment qu’un timonier ivre s’est enchaîné au gouvernail du bateau. Prises dans la folie du chaos, les voix discordantes sont à peine audibles. Et pourtant, il se pourrait simplement que la résistance soit en train de s’adapter. Il faut dire que le nouveau gouvernement n’a cessé de claironner le fait que le « peuple » lui avait donné un mandat fort, puisque, cette fois-ci, Donald Trump avait remporté le suffrage populaire.
Le prix du silence
Les médias. Les universités. Les tribunaux. Ce triptyque a un point de convergence : la liberté d’expression. Les deux premiers en sont les figures de proue, le dernier en est le contrefort. D’Orbán à Erdoğan, de Bolsonaro à Meloni, ces trois institutions ont rapidement figuré dans la ligne de mire des petits autocrates : vilipendées, fustigées jusqu’à leur érosion — dans certains cas presque irrémédiable — pour extraire des sociétés toute velléité de dissidence.
Le grand bond en arrière
Élégant, un chapeau éternellement vissé sur sa tête, Roberto a toujours ce sourire en coin qui dit qu’il en a vu d’autres, lui qui s’est battu au cœur du mouvement chicano aux États-Unis, et qui a milité pour les droits civiques des Latinos. Il se souvient de l’été 1954 : « Mon père travaillait dans une ferme près de Soledad, dans la vallée de Salinas, en Californie. Il était citoyen américain, mais ils l’ont expulsé quand même.
Le château de cartes
« À ton tour. » La lettre était attendue : à presque 18 ans, il vient de recevoir son avis d’inscription sur la liste électorale. Il y a quelque chose de magique à le voir souhaiter de tout son cœur que la prochaine élection n’ait pas lieu avant son anniversaire. Le vote, socle de la démocratie, est un gros like au contrat social.
Lundi bleu
« Tiens, écoute ça, tu te souviens des paroles de cette chanson ? » C’est un jour un peu gris, pas si loin du lundi bleu — le fameux « Blue Monday », jour le plus déprimant de l’année si l’on en croit le mythe inventé il y a 20 ans par une compagnie britannique — et la « toune » que mon ami Louis met dans mon bureau trouve un drôle d’écho.
Le grand épuisement
À quoi bon manifester si les chances d’influer sur le cours des choses se réduisent à la portion congrue, comme le montrent les recherches de la professeure Erica Chenoweth de l’Université Harvard ? En effet, celle-ci démontre, en les quantifiant, que, dans un monde postpandémique, les manifestations ne sont plus les outils efficaces de modulation des politiques qu’elles ont été — par exemple, dans les années 1960 et 1970, les mouvements pour les droits civiques ou contre la guerre du Vietnam.
La méthode Orban
Et il entend s’y atteler de nouveau : il s’agit en d’autres termes de précariser et de politiser le fonctionnement de l’État. Et au plus haut niveau des administrations, ceux qui ne sont pas rentrés dans le rang entre 2016 et 2020 envisagent parfois le pire et redoutent les foudres de la Maison-Blanche : les nominations actuelles ne sont pas là pour les rassurer.
Les États-Unis d’amnésie
S’y ajoutent le marchandage politique avec l’Ukraine dans lequel il est entré pour se défaire d’un adversaire politique, les propos discréditant les leaders des pays alliés… La contestation des résultats électoraux et l’émeute du 6 janvier (une première dans l’histoire mouvementée du pays) — qu’il décrit désormais comme « un jour d’amour et de paix ». « So what », « Et alors ? », fut sa réponse lorsqu’on lui a annoncé que son vice-président était peut-être en danger au Capitole.
La peur
Si Milley décroche son téléphone, c’est parce qu’il a l’accord du secrétaire à la Défense en coordination avec les agences de sécurité nationale américaines : le général est un bon soldat. Pour autant, deux ans plus tard, l’ancien président républicain n’aura de cesse de réclamer sa tête — littéralement —, affirmant que la punition pour ce type d’insubordination, c’est « la mort ». La menace n’est pas anodine. Elle émane d’un ancien président à l’encontre du plus haut gradé au pays.
Géopolitique et jeux frontaliers, ou être heureux comme un Finlandais
Il est pourtant plus loin qu’il ne l’a jamais été depuis la chute du mur de Berlin. Il n’y a pas si longtemps, le trafic transfrontalier s’évaluait en millions de passages par année : l’intégration régionale apparaissait comme une avenue fiable et logique pour la région isolée de Joensuu, plus proche du voisin russe que de sa propre capitale. Alors que la ville se relevait à peine de la pandémie, la frontière terrestre a de nouveau été fermée aux déplacements non essentiels à l’automne 2022.
La cocotte-minute états-unienne sous pression
« La violence n’a pas sa place en Amérique. » En cet après-midi du 15 septembre, la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre : un agent spécial du Service secret américain a repéré le canon d’un fusil dans les arbres, à West Palm Beach. Et pour la deuxième fois en neuf semaines, le candidat républicain est clairement menacé. À peine deux heures plus tard, la candidate démocrate dénonce cette réalité sur X.
Les chats de Kamala
À midi ce jour-là, il fait à peine neuf degrés. Le vent glacial balaie le Mall et les nuages assombrissent le ciel. Mais le nouveau président a une réputation à défendre : bien qu’il vienne d’une famille fortunée, sa campagne vindicative l’a érigé en archétype de l’homme viril, buveur de cidre fort dans une cabane de rondins, face à son adversaire, qu’il accable de surnoms et dépeint comme une mauviette aristocratique affublée de chemises à volants.
Si j’écrivais à ceux qui gouvernent sur le recul de nos démocraties
Il n’a pas de musée en son honneur, seulement une statue et cette inscription sur le piédestal : « Resté fidèle à la Charte / de la vieille Chevalerie Française / en un siècle brutal et dépravé / Bayard / homme d’honneur de foi et de bonté / a bien mérité le surnom / de Chevalier sans peur / et sans reproche ». J’ai rencontré le chevalier Bayard au siècle dernier dans un amphithéâtre universitaire.
La grande illusion
Le ton est rassurant. Le propos contrôlé. Ce n’est pas le premier rodéo de Kirsten Hillman : pour l’ambassadrice du Canada à Washington, le gouvernement est prêt. À plusieurs reprises, au cours des semaines passées, la diplomate s’est faite rassurante, soulignant l’existence d’un maillage de liens économiques et politiques aux niveaux national, étatique et local avec les États-Unis.
La tectonique des plaques
Qu’ont en commun l’arrivée de Macron en Nouvelle-Calédonie, la reconnaissance de l’État palestinien par trois États européens et le lancement d’une arme spatiale par la Russie ? Leur dénominateur commun est la compression de l’espace-temps où chaque vibration politique accélère les frictions entre les plaques tectoniques géopolitiques pour générer des réactions en chaîne à haute vitesse.
La loi et l’ordre aux États-Unis, le retour
« Vous savez ce qui les arrête ? En tuer quelques-uns. » Nous sommes en septembre 1971. Le président Nixon discute avec son chef de cabinet, Bob Haldeman, de la répression du soulèvement au centre correctionnel d’Attica, à New York. Depuis les événements de 1968 et la campagne électorale présidentielle raciste de George Wallace, « la loi et l’ordre » est devenue le credo décomplexé du Parti républicain. D’ailleurs, Nixon poursuit : « Vous vous souvenez de Kent State ?
Les femmes sont-elles si dangereuses ?
Devant la Cour suprême mercredi dernier, les arguments de l’État de l’Idaho n’ont pas fait dans la subtilité : le corps des femmes est quantité négligeable et le fait qu’elles puissent perdre la vie est un risque acceptable.
À l’aube du fascisme aux États-Unis ?
Appuyé sur son bâton de golf, l’homme est bavard. Il a déménagé de Houston pour s’installer à Eagle Pass, à un coin de rue de la frontière mexicaine, « au calme ».
L’armée woke aux États-Unis (oui, vous avez bien lu)
« On ne peut pas simplement leur tirer dessus ? » L’été est à peine entamé en ce premier jour de juin 2020. Les cerisiers ont depuis longtemps fané sur le National Mall de Washington. Mais la température sociale aux États-Unis est montée abruptement après la mort de George Floyd six jours plus tôt. Les manifestations se multiplient. Y compris dans la capitale.
Avortement et immigration, la fracture étasunienne
Il fallait une dizaine de minutes pour quitter l’église catholique du Sacré-Coeur de McAllen pour se rendre au petit bâtiment de plain-pied, à cinq coins de rue de là, sur Main Street, qui abrite l’une des dernières cliniques pratiquant les interruptions volontaires de grossesse au Texas. Sur le parvis, les fidèles distribuaient des dépliants antiavortement qui en dénonçaient les activités. Un an et demi après l’annulation de Roe v. Wade, le paysage a changé.
Show More
loading
Actions
Is this you?
As a journalist, you can create a free Muck Rack account to customize your profile, list your contact preferences, and upload a portfolio of your best work.Get in touch with Élisabeth
Contact Élisabeth, search articles and posts on X, monitor coverage, and track replies from one place.
Learn more about Muck Rack