Enfant, vous rêviez de devenir architecte et de bâtir un Beyrouth « façon New York ». Que voulez-vous dire ? Je suis né à Beyrouth en pleine guerre et j’ai grandi entre le Liban et la France, entre deux manières d’habiter le monde, et cela a façonné mon regard. Beyrouth est une ville qui survit à elle-même, qui se reconstruit sans cesse sur ses propres ruines. En France, j’ai découvert une autre forme de continuité, une architecture inscrite dans le temps long.