Il est au téléphone sur la terrasse de sa maison à Essertes (VD). La voix, décidée et imposante, porte loin, la conversation sonne un peu professionnelle. Mais c’est bien un jeune retraité, Philippe Bardet, qui est au bout du fil. A ce moment, il tourne le dos au panorama: la campagne vaudoise au premier plan, Oron caché dans les plis des collines, les Préalpes fribourgeoises, avec à gauche un Moléson méconnaissable («Vu de chez moi, il est couché!») et à droite, aussi enfouie, la Gruyère.