La lecture est une amitié, disait Proust, et cette phrase vient en tête au moment de tourner les premières pages de Lire Lolita à Téhéran, à l’instant où l’on se sent précisément devenir amie, vraiment, totalement, avec Azar Nafisi, l’autrice de ce livre merveilleux, par sa délicatesse, sa force, sa foi dans les capacités de la littérature à rendre compte de la complexité des êtres et du monde. A transformer le réel, envers et contre tout.