Dans Sorry to Bother You, la dystopie commence dans les marges, à peine commentée, dans la «normalité» de l'économie de petits boulots (gig economy), des inégalités croissantes, de la crise du logement d'Oakland et de ses villages de tentes. Puis, à mesure qu'elle devient plus extrême, la dystopie gagne le centre de l'écran et du récit, d'autant plus dérangeante qu'elle a débuté insidieusement, bien ancrée dans la réalité.