Adossé contre le mur, son caddie à la main, Andrei* attend son tour. Dans ce hangar des Restos du Coeur de Laeken, c’est le jour de la distribution hebdomadaire des colis alimentaires. Cet immigré roumain sans emploi, père de sept enfants, vient ici depuis quelques mois. "Tout a augmenté, la nourriture, le carburant, le gaz, l’électricité, le loyer. C’est énorme", raconte-t-il dans son français hésitant. À ses côtés, il y a Rachid*. Ce retraité de 84 ans, vient aussi seulement depuis un an.