Certaines vies laissent peu de traces. On les connait d'autant moins bien : le genre biographique ont longtemps puisé son carburant dans des existences plus notables, plus visibles, plus légitimes. Faute de sources mais aussi par inclinaison pour les vies dominantes plutôt que les inconnus aux traces éparses et parcellaires, les rayons des biographies historiques ont durablement pavé l'histoire des grands hommes, et laissé dans l'ombre celle des vies plus modestes, souvent muettes.