Steven Soderbergh est un cas rare de cinéaste américain qui n’a jamais cessé d’être indépendant et curieux, tout en étant capable de travailler au cœur d’Hollywood. Auteur d’une œuvre aussi abondante que variée, qu’il s’agisse d’honorer un révolutionnaire (Che, en deux parties, grand film mal aimé), d’anticiper la pandémie de Covid (Contagion) ou de portraiturer un strip-teaseur (Magic Mike). Cette fois, il est surtout question de peinture mais aussi de rapport d’argent.