Depuis quelques mois, l’actualité canadienne accorde une place croissante à la défense nationale. Les arguments avancés sont connus : protection du territoire, affirmation de la souveraineté, investissements stratégiques et retombées économiques. Ce qui, il n’y a pas si longtemps, faisait l’objet d’un débat nuancé sur la portée et la nécessité des dépenses militaires semble aujourd’hui s’imposer comme une évidence. Le discours public converge désormais vers les impératifs sécuritaires.